Rita Jeptoo se dopait depuis trois ans, selon son mari

La marathonienne kényane Rita Jeptoo a été contrôlée... (Photo Thomas Mukoya, archives Reuters)

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La marathonienne kényane Rita Jeptoo a été contrôlée positive à l'EPO.

Photo Thomas Mukoya, archives Reuters

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Stefan Smith, Ailéen Kimutai
Agence France-Presse
Nairobi, Kenya

La Kényane Rita Jeptoo, 33 ans, considérée comme la meilleure marathonienne au monde, se dopait depuis plus de trois ans, selon... son mari, dont elle est séparée, et des documents consultés vendredi par l'AFP.

Ces accusations interviennent une semaine après la révélation par la Fédération kényane d'athlétisme d'un contrôle positif de Jeptoo à l'érythropoïétine (EPO). L'athlète a nié s'être dopée et a réclamé une contre-expertise.

Son mari, Noah Busienei, a donné connaissance de courriers datant du début de 2013, lorsque les époux avaient engagé leur procédure de séparation. Dans une lettre d'avril, l'avocat du mari écrivait à Jeptoo que son mari avait «appris qu'(elle avait) eu recours à une hormone déconseillée ou interdite qui accroît le taux de globules rouges». L'avocat avertissait la marathonienne que son mari était prêt à «transmettre le dossier de dopage» à la fédération kényane et à l'Agence mondiale antidopage (AMA) faute d'un arrangement financier.

L'avocat du mari, Me Rioba Omboto, a confirmé à l'AFP l'authenticité et la date de ce courrier: c'était avant les victoires de Jeptoo aux marathons de Boston et Chicago.

L'AFP n'a pu joindre l'athlète, qui refuse de répondre aux médias depuis l'annonce de son contrôle positif.

«Je suis vraiment désolé de ce qui est arrivé à Rita, mais je l'ai vu venir», a déclaré Noah Busienei à l'AFP. Selon lui, elle a commencé à se doper en septembre 2011, en écoutant un agent étranger qui avait promis de rendre le couple «très riche».

La fédération kényane a menacé d'une «action très rigoureuse» s'il s'avère que Jeptoo a menti.

Les organisateurs des World Marathon Majors (WMM), les six plus grands marathons mondiaux (Berlin, Boston, Chicago, Londres, New York et Tokyo) ont suspendu le versement du prix de «marathonienne de l'année», 500 000 dollars. Elle aurait dû le recevoir le week-end dernier à l'issue de l'épreuve de New York, qu'elle n'est pas allée courir.

L'AMA avait appelé récemment le Kenya à la rigueur en matière de contrôles: entre janvier 2012 et juin 2013, près d'une vingtaine d'athlètes kényans avaient déjà été contrôlés positifs. Mais aucun n'avait le calibre de Jeptoo.

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