St. Louis loin des beaux jours

Tavon Austin a été une déception jusqu'ici pour... (PHOTO JAKE ROTH, USA TODAY)

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Tavon Austin a été une déception jusqu'ici pour les Rams.

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Fait inusité, pas moins de quatre joueurs qui ont connu les meilleurs moments de leur carrière dans la même équipe ont récemment été choisis parmi les 26 demi- finalistes en vue de l'intronisation annuelle au Temple de la renommée. Il s'agit de Kurt Warner, Orlando Pace, Isaac Bruce et Torry Holt, qui ont tous été des figures importantes du fameux «greatest show on turf».

Ces quatre joueurs étoiles et Marshall Faulk, qui a été intronisé en 2011, ont été les grands artisans de la plus belle époque des Rams. Entre 1999 et 2004, les Béliers ont participé aux séries à cinq reprises, et au Super Bowl deux fois. Ils ont tout raflé en 99 grâce à l'une des attaques les plus prolifiques et explosives de l'histoire de la NFL.

Heureusement pour leurs fidèles, les Rams ont goûté au succès au cours de ces six saisons. Car avant celle de 1999, ils avaient connu neuf saisons perdantes de suite et n'avaient pas participé aux séries, compilant un dossier de 45-99 durant cette séquence.

Et c'est encore pire depuis 2004. Les Rams rateront les séries pour la 10saison de suite, eux dont la dernière saison gagnante date de 2003. Depuis ce temps, ils ont eu une saison de 1-15, deux de 2-14 et une de 3-13. Fiche globale: 47-107-1.

Or, curieusement, les Rams ont remporté trois de leurs quatre victoires cette saison contre les Seahawks, les 49ers et les Broncos, des puissances qui étaient considérées comme les trois meilleures équipes du circuit il n'y a même pas un an. Les Rams ont ainsi démontré qu'ils pouvaient vaincre à peu près n'importe quelle équipe, mais il reste à voir si ce sera suffisant afin que Jeff Fisher puisse conserver le poste d'entraîneur-chef qu'il occupe depuis 2012.

La fiche de Fisher avec les Rams n'est que de 18-24-1. À sa défense, la division Ouest de la NFC a probablement été la plus forte de la ligue depuis qu'il est à St. Louis, et Sam Bradford, le quart partant du club, n'a disputé que sept des 27 derniers matchs en raison de blessures.

Ce qui nous amène à une autre question importante: Bradford poursuivra-t-il sa carrière à St. Louis ou ailleurs en 2015? Le premier choix du repêchage de 2010 a subi trois blessures sérieuses - sa dernière saison avec les Sooners de l'Université d'Oklahoma s'était également terminée avec une blessure - et a raté environ le tiers de ses matchs depuis qu'il est dans la NFL. C'est sans parler de son salaire de 13 millions qui est prévu pour la saison prochaine.

Si Bradford est échangé ou remercié par les Rams, qui sera derrière le centre l'été prochain? Le jeu d'Austin Davis a régressé avant qu'il ne soit remplacé par Shaun Hill, qui, lui, est un bon réserviste, sans plus. L'ironie du sort serait que les Rams obtiennent Robert Griffin III des Redskins, le même joueur qui leur a permis de mettre la main sur une flopée de choix au repêchage.

Aucun joueur d'impact

Peu importe qui sera le quart des Rams en 2015, il devra être mieux entouré que le sont actuellement Hill et Davis. Même si l'organisation a accordé de gros contrats à Jake Long, Scott Wells et Rodger Saffold et qu'elle a opté pour Greg Robinson avec le deuxième choix du repêchage de cette année, la ligne offensive a encore beaucoup de difficulté en protection de passe. L'unité est d'ailleurs en partie à blâmer pour les blessures à répétition de Bradford.

Du côté des receveurs et des demis offensifs, les Rams possèdent plusieurs joueurs corrects, mais aucun d'impact. Tavon Austin devait servir de bougie d'allumage, mais il est plutôt extrêmement décevant depuis son arrivée dans la ligue.

Il va sans dire que l'attaque actuelle des Rams est à des années-lumière du «greatest show on turf». Son premier objectif dans les prochains mois devrait être de se trouver une identité, et son deuxième devrait être d'acquérir un joueur de premier plan, qu'il s'agisse d'un quart, d'un receveur ou d'un porteur de ballon.

Sous les attentes

L'attaque des Rams n'a certainement pas progressé comme l'espérait l'organisation au cours des derniers mois, mais la force de leur équipe devait être sa défense. Bien qu'elle ait occasionnellement bien joué, l'unité de Gregg Williams n'a pas performé à la hauteur des attentes.

Les Rams sont dans la deuxième moitié de la ligue autant contre la passe que contre la course, ce qui est inacceptable pour une défense qui compte sur des joueurs de talent comme Robert Quinn, Alec Ogletree, James Laurinaitis, Janoris Jenkins et la recrue Aaron Donald.

Même si l'absence de Chris Long à l'autre extrémité de la ligne défensive est un facteur non négligeable, le jeu de Quinn a été très décevant. Après avoir réussi 19 sacs en 2013, l'ailier défensif n'en totalise que six cette saison. Espérons pour les Rams que sa baisse de régime n'est pas le résultat du nouveau contrat de 65,6 millions (41,2 garantis) pour six saisons qu'il a signé en septembre.

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