Microappartements: Montréal au diapason des grandes villes du monde

Ce condo-témoin du M9 phase 3, construit à... (Photo fournie par DevMcGill)

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Ce condo-témoin du M9 phase 3, construit à la limite du centre-ville de Montréal et du Vieux-Montréal, avait une superficie de 390 pieds carrés.

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(Montréal) Les petits appartements ont la cote, au centre-ville de Montréal. Utilisés comme pied-à-terre ou habités par des personnes seules, ils se multiplient. Leur grand avantage? Leur prix relativement bas les met à la portée de toutes les bourses.

Les promoteurs du futur gratte-ciel de 40 étages Tom Condos, rue Union, près du boulevard René-Lévesque, ont décidé de répondre à la demande, qu'ils n'avaient pas pleinement anticipée, la semaine dernière. Après avoir vendu environ le tiers de leurs 327 appartements en copropriété, Daniel Revah et Joseph Berger ont réaménagé certains de leurs appartements entre les 10e et 14e étages afin d'offrir une quarantaine de microlofts, d'une superficie variant entre 350 et 450 pi2, à des prix s'élevant de 150 000$ à 190 000$ (taxes en sus). Ils ont aussi redessiné des appartements avec deux chambres situés du 16e au 21e étage afin d'offrir une trentaine de nouveaux condos comportant une seule chambre. Les prix, dans ce cas, s'échelonnent de 255 000$ à 320 000$ (taxes en sus), pour des appartements d'une superficie variant entre 500 et 625 pi2.

«Que celui qui possède une boule de cristal me la prête, lance M. Revah. Il faut pouvoir s'ajuster rapidement.»

La construction de petits appartements n'est pas nouvelle, rappelle Olivier Legault, associé principal chez Béïque Legault Thuot Architectes, dont la firme réalise notamment les plans des futurs complexes Roccabella et Icône. Comportant respectivement deux tours de 35 étages et deux tours de 39 et 30 étages, ceux-ci devraient s'élever l'un en face de l'autre boulevard René-Lévesque, non loin du Centre Bell.

«Le Corbusier, dans les années 30, a réalisé des appartements qui rappellent des cabines de bateau, explique-t-il. Depuis des décennies, on construit des microappartements au Japon et en Europe. La nouveauté ici, c'est que les promoteurs offrent une plus grande variété d'appartements, de diverses dimensions. Au Roccabella, par exemple, notre client a choisi de proposer des appartements d'une superficie minimale de 700 pi2. Dans le bas de la tour Icône, un nombre assez restreint de condos auront 323, 400, 500 et 600 pi2. Plus haut, d'autres auront jusqu'à 1500 et 2500 pi2.»

Dans L'Avenue, qui devrait compter 50 étages et devenir ainsi la plus haute tour résidentielle de Montréal, les appartements les plus petits auront une superficie de 432 pi2 et comprendront une chambre fermée, révèle Michael Broccolini, gestionnaire immobilier pour l'entreprise familiale, qui mène le projet. «Seulement 15% des appartements auront des superficies variant entre 432 et 515 pi2, a-t-il précisé. Nous ne pensons pas en offrir davantage.»

Dans son prochain projet, Univers, qui devrait être officiellement lancé à l'automne 2013 à proximité du square Victoria, DevMcGill veut aussi offrir une grande diversité d'appartements. Environ 18% des condos dans la première phase devraient avoir des superficies variant entre 300 et 500 pi2. Les autres appartements seront beaucoup plus spacieux, allant jusqu'à 3000 pi2 et même 5000 pi2 dans une phase subséquente.

Vivre en solo

Trois raisons expliquent la popularité des microappartements de moins de 500 pi2, précise Louis Conrad Migneault, vice-président marketing et associé chez DevMcGill. «La demande pour des appartements dans des immeubles particulièrement bien situés au centre-ville est très forte, indique-t-il. La petitesse des mini-appartements les rend abordables. Ces petits condos plaisent, par ailleurs, aux ménages comptant une seule personne, qui ne cessent d'augmenter statistiquement parlant. De plus, comme les microappartements se trouvent souvent dans des tours possédant de nombreux espaces communs intéressants, situées à proximité de restaurants, de boutiques et de bistros accessibles à pied, les occupants ne se sentent pas à l'étroit. Ils ne passent pas beaucoup de temps chez eux!»

Un choix de plus en plus intéressant de meubles transformables est en outre offert sur le marché, ce qui permet de bien se sentir dans un espace restreint, fait-il remarquer. En un tournemain, le lit (ou la table ou le bureau) apparaît, puis disparaît pour laisser le champ libre. Le bon vieux sofa-lit fait dorénavant face à une solide compétition!

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