Cure de jouvence pour une victorienne à Ville-Marie

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La propriété avait déjà fière allure, mais avec ses nouvelles portes et fenêtres ainsi qu'à un aménagement vert tout à fait adapté à la propriété, elle a retrouvé son look d'origine... en mieux.

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Imaginez un peu une maison qui n'aurait subi aucune transformation en 70 ans. Voilà la surprise qui attendait André Daigle et Suzanne Foucault lors de la première visite de leur future maison en rangée dans le village Shaughnessy*.

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Grand, le salon profite maintenant d'un espace pour le piano à queue.

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À l'origine, la maison était chauffée au charbon. Les proprios ont conservé certains des anciens calorifères qu'ils ont restaurés et électrifiés par des artisans. Ils ont également ajouté un foyer au gaz.

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La maison avait été construite en 1893 ; elle a été revendue à trois soeurs et leur tante en 1941 qui l'ont habitée jusqu'en 2011 sans trop s'en faire avec la modernité. « Elles étaient couturières et avaient aménagé un petit atelier à l'arrière. Pour le reste... Cuisine, salles de bains, fenêtres, tout est resté intact ou presque. Jusqu'à ce qu'on l'achète il y a six ans, la dernière des soeurs lessivait encore ses vêtements à la main ! »

Évidemment, le couple souhaitait rajeunir le cottage. L'emplacement était idéal, le voisinage aussi. Une petite oasis tranquille en pleine ville. « Notre bureau se trouvait tout près, explique Mme Foucault, fondatrice de Blü. Nous connaissions cette toute petite rue sans issue parce que des amis y habitaient. » En plus, après avoir passé 17 ans à Mont-Saint-Hilaire avec ses quatre enfants, le couple cherchait une expérience urbaine. « Le centre-ville a beaucoup de charme. »

La petite rue en question croise Atwater, tout près de René-Lévesque. Elle compte une vingtaine de grandes maisons en rangée en pierres grises dont plusieurs sont dotées de détails architecturaux charmants comme les cheminées encerclées de garde-corps en fer forgé.

Construites à la fin du XIXe siècle pour une certaine bourgeoisie montréalaise, les maisons victoriennes avaient perdu de leur lustre au fil des ans, négligées par leurs propriétaires. Les dernières décennies ont été bénéfiques. La plupart se sont vues rénovées et restaurées tout en conservant leurs belles façades.

Celle du couple Foucault-Daigle a connu un lifting radical. Tout, mais tout a été changé, du parquet au plafond. Un projet mené par les propriétaires qui a pris une bonne année et a coûté 500 000 $.

À part les travaux usuels (électricité, plomberie, chauffage, fenestration, redressement des planchers, etc.), les murs ont été mis à nu, exposant pierres et briques, d'autres cloisons ont disparu, permettant à la lumière naturelle de traverser les pièces ; la cuisine, cette grande oubliée précédemment, est maintenant aérée et laisse la pièce de résistance occuper la scène : une grande cuisinière au gaz Thermador à huit brûleurs, le rêve de Suzanne. La hotte qui la coiffe est tout aussi impressionnante. Recouverte de lattes de bois et d'éléments glanés chez les antiquaires et de la maison elle-même (comme les pièces en fonte récupérées des anciens calorifères de la maison), elle trône au-dessus de la cuisinière. Le dosseret en ardoise est charmant et sert de toile pour laisser de petits messages.

La salle à manger occupe l'espace entre la cuisine et le salon. Installée légèrement en retrait de la cuisine, elle est ouverte sur des portes-fenêtres qui donnent sur la cour.

Au salon, les proprios ont ajouté un vaste foyer au gaz habillé de lattes semblables à celles de la hotte. L'ébéniste qui a effectué le travail a également installé le plafond en caisson en remplacement du précédent. « On a essayé de conserver le plafond d'origine, mais en raison de la dégradation du plâtre, on a dû abandonner l'idée. » L'escalier qui mène à l'étage a survécu, mais celui du sous-sol a été revu et corrigé.

Heureusement, car c'est là que se retrouve le plus souvent la famille. L'endroit a été complètement repensé et évoque maintenant un chalet chaleureux avec ses boiseries et ses murs en pierres. « C'est le calme absolu ici, on n'entend rien. »

Pourquoi partir alors ? Pour réaliser un changement tout aussi absolu : Suzanne et André ont acheté une maison et ses dépendances dans les Laurentides. Sur un terrain de 77 000 pieds carrés ! « La nature nous manquait... »

* Le quartier est ainsi nommé en raison du manoir de Thomas Shaughnessy construit en 1876. L'ancienne résidence du président du Canadien Pacifique est occupée depuis la fin des années 80 par le Centre canadien d'architecture, qui serait à l'origine de la revitalisation du quartier.

LA PROPRIÉTÉ EN BREF

Prix demandé : 1 925 000 $

Année de construction : 1893

11 pièces dont 3 chambres, 3 salles de bains, 1 salle d'eau. Foyer-poêle. Sous-sol aménagé. Trois espaces de stationnement.

Superficie : 2323 pi2

Évaluation municipale : 775 100 $

Impôt foncier : 6000 $

Taxe scolaire : 1322 $

Courtière : Marie-Yvonne Paint, Royal LePage Héritage, 514 934-7447




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