Dans une usine de confitures à Villeray

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Les briques de l'ancienne usine ont été conservées, mais restaurées tout comme la maçonnerie. Le promoteur à l'origine de la transformation de l'usine habite toujours l'immeuble.

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Pas toujours facile de sortir le banlieusard de son cocon. Louis Vincent, un vrai de vrai, ne s'était jamais imaginé vivre ailleurs qu'en banlieue. Il a passé enfance et adolescence dans une rue tranquille de Laval. Puis, au fil des ans, il a acheté pas moins de six maisons en périphérie de la grande ville.

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Dans le hall d'entrée, le propriétaire a récupéré des portes coulissantes offertes par un voisin et les a fait rhabiller par son fils, un ébéniste de métier. Elles cachent un vaste walk-in.

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Les briques qui recouvrent les murs ont été posées par l'autre fils du couple, un maçon de métier. C'est également lui qui a posé la pierre du foyer ainsi que celle du mur menant vers les chambres.

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Mais un jour, il s'est résigné à traverser le pont pour s'établir au coeur du Plateau, histoire de simplifier la vie de sa femme qui travaillait au centre-ville.

« Je me suis dit que je m'adapterais, mais je voulais d'abord louer avant d'acheter. Je gardais la porte ouverte. »

L'adaptation s'est faite à la vitesse grand V. « J'ai immédiatement embarqué dans le trip urbain, raconte le quinquagénaire. Le BIXI, le marché Jean-Talon, les spectacles à pied, j'ai tout de suite adoré. »

Si bien que c'est en ville que le couple a décidé, il y a quelques années, de dénicher un logis permanent pour s'y établir.

Le Plateau l'avait charmé, mais pas à toutes les heures du jour. « On trouvait le secteur bruyant, surtout la nuit quand les étudiants semblaient se réveiller bruyamment tous en même temps ! »

C'est en arpentant le quartier Villeray qu'il s'est trouvé des affinités. « Je trouvais que le coin était plus calme, mais bourdonnait quand même d'activités. Et le marché Jean-Talon n'était pas très loin. » L'épicurien et fin cuistot aime faire ses courses à pied ou en vélo. « J'ai mes adresses préférées et je me suis fait plusieurs amis parmi les marchands du marché. On s'est concentré dans ce secteur. »

COUP DE FOUDRE

Un samedi, M. Vincent, qui se décrit comme un fan fini du contenu immobilier de La Presse, voit passer une annonce de portes ouvertes dans la rue Saint-Dominique. « Ça nous semblait drôlement intéressant. »

La visite est concluante. Après une courte réflexion (visite le matin, offre - acceptée - le soir), le couple imagine déjà les travaux de rénovation.

M. Vincent, qui fait presque deux mètres, s'est d'abord montré enchanté devant la hauteur des plafonds. « À 12 pi de hauteur, je ne me sentais pas écrasé ! »

Pourquoi 12 pi ? Parce que le condo est installé dans une ancienne usine, la Dominion Preserving Company, celle-là même où on a fabriqué les confitures et les soupes Habitant pendant des décennies. L'usine était déjà installée dans la rue Saint-Dominique depuis le début du siècle quand elle a entrepris la commercialisation des produits Habitant en 1924. Les gens plus âgés du quartier se rappellent que l'usine employait des jeunes pour équeuter les fraises. Odette Nadeau Ouellette, 88 ans, se souvient qu'on la payait 7 cents du casseau !

En 2003, le promoteur Constructions Serbec a entrepris de revitaliser l'usine en la transformant en 12 unités destinées à être vendues en copropriétés. Le secteur est alors en pleine effervescence et il y a de la construction un peu partout.

L'appartement de M. Vincent est l'un des grands de l'ancienne usine. Il appartenait déjà à un autre propriétaire. « On a effectué des changements qui nous semblaient importants : on a remplacé les armoires et modifié la disposition de la cuisine, on a habillé certains murs en brique ou en pierre et on a sablé les parquets et changé leur teinte, passant du jaunâtre au gris bleu. »

Le foyer est maintenant recouvert de pierres, et un grand mur en lattes de bois torréfié couvre le centre audio et vidéo.

L'appartement est aéré et chaleureux. Une porte du salon mène vers les jardins fleuris de la cour commune qui encerclent une petite piscine chauffée, accessible à tous les copropriétaires. Une jolie vigne fournie recouvre l'ancien pont roulant préservé par le promoteur. L'effet est charmant. Il y a même un petit gym au sous-sol. Notre propriétaire y fait ses exercices tout en écoutant ses émissions puisqu'il peut capter le WiFi de son appartement situé au-dessus !

M. Vincent quitte son appartement pour... retourner en banlieue. Pas pour fuir la ville, mais pour des raisons familiales. Mais, il promet de revenir chez ses amis du marché Jean-Talon assidûment.

LA PROPRIÉTÉ EN BREF

Prix demandé : 649 000 $ 

Année de construction : environ 1920, rénovée en 2003. 8 pièces comprenant 2 chambres, 1 salle de bains, 1 foyer au gaz naturel. Plafonds de 12 pi. Piscine extérieure, jardins intérieurs communs, gym. 

Superficie intérieure : 1708 pi2 

Évaluation municipale : 435 700 $ 

Charges mensuelles de copropriété : 397 $ 

Impôt foncier : 3752 $ 

Taxes scolaires : 804 $ 

Courtier : Jonathan Gagnon, Royal LePage du Quartier. 514 246-8171




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