Californienne lavaloise à Duvernay

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La propriété a subi une cure de rajeunissement mais a conservé ses airs mid-century. À gauche, où se trouvent les portes blanches, on a transformé le garage en cuisine.

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Pendant les années 50, les banlieues nord-américaines vibraient au diapason du look « mid-century modern ». Les lignes simples et claires de l'époque se retrouvaient non seulement dans les meubles, mais aussi dans l'architecture des nouvelles constructions.

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Les propriétaires ont profité des dernières rénos pour déplacer et agrandir la cuisine et se sont offert une soixantaine de pouces entre l'îlot et l'espace rangement-cuisinière.

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Les fenêtres ont été changées. La façade est orientée sud-ouest et reçoit beaucoup de soleil.

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La Californie avait lancé le bal à la fin des années 30 avec, comme épicentre, la ville de Palm Springs, qui attirait les architectes et les vedettes de l'époque. Sur les sols arides et montagneux s'érigeaient des bâtiments modernes construits avec des matériaux qui pouvaient résister aux dures conditions du désert. Cette architecture avait conquis des promoteurs et des architectes du monde entier.

En 1953, le quartier Duvernay s'appelle Hauterive. Les élus souhaitent densifier la population en permettant la construction de maisons unifamiliales (et en interdisant celle des chalets !). La rumeur urbaine veut qu'un Québécois, fraîchement revenu d'une visite dans la vallée de Coachella et fortement inspiré par ces constructions aux lignes inédites, avait convaincu la Ville d'en ériger sur le terrain de la ferme Des Écores mieux connue sous le nom de ferme J.-J. Joubert. 

Ce qu'on sait, c'est que Maurice Joubert, un agronome membre de la famille de la laiterie du même nom et propriétaire des terres, a construit quatre maisons aux toits plats au début des années 50 remportant un succès fou. « Au printemps 1954, la maison témoin avait attiré tellement de visiteurs que les gens attendaient en ligne pour l'acheter », nous a raconté sa nièce Louise Joubert.

Le projet avait un nom, El Rancho. Une centaine de ranchs ont été construits entre 1954 et 1963. Les maisons aux toits plats ont eu tellement de succès que l'architecte Roger D'Astous s'en est inspiré pour construire l'église Saint-Maurice au début des années 60.

Pina Arnaldo et Mike Gesualdi ignoraient tout de cela quand ils ont acheté leur ranch de la rue Hauterive l'an dernier. « Nous aimions les environs et l'architecture unique du quartier, explique le couple de quinquagénaires. Et le fait qu'il n'y avait pas d'escalier ! » Les ranchs n'ont en effet ni grenier ni sous-sol et sont toujours aussi convoités qu'il y a 60 ans. Ce qui explique leur valeur toujours plus élevée que les bungalows et les maisons à demi-niveaux (split-level) voisines. Ils appréciaient aussi les fenêtres, très présentes dans ces maisons, et les grands arbres tout autour.

La propriété était grande, mais pas assez pour la famille de quatre. Vito, 22 ans, Bianca, 18 ans, et leurs parents se trouvaient à l'étroit après avoir quitté leur cottage de Vimont de 3000 pi2. La maison ne comptait que deux chambres et une salle de bains.

Dès juin, immédiatement après avoir acheté leur nouvelle propriété (qui venait d'être rénovée entièrement !), ils entreprennent de vastes modifications qui dureront plus de quatre mois. « On a tout, tout changé, explique Pina. Et on a ajouté une rallonge avec deux vastes penderies ouvertes, une chambre, une salle de bains et une salle de lessive. » Les enfants ont hérité des chambres préexistantes auxquelles on a ajouté de grands placards, et les parents se sont installés dans la nouvelle aile.

Le garage est devenu une grande cuisine et les aires communes se retrouvent au centre de la maison.

La propriété compte maintenant 1600 pi2.

Si les travaux ont modernisé les intérieurs, le couple a pris soin de conserver l'aspect mid-century de la propriété. « On a refait la devanture, mais on a choisi des éléments qui rejoignent l'unicité de cette architecture. » Ainsi, bien que tout soit neuf, la propriété semble sortie tout droit des années 50.

Malgré le réaménagement, la famille se trouve toujours serrée. On ne vous l'a pas encore dit, mais les trois chiens du clan prennent beaucoup de place. Les deux caniches royaux (Lola, 90 lb, et Buddy, 120 lb) ainsi que le jeune Bruce, un Shar-Pei (qui n'a pas fini de grandir) sont dociles, mais actifs. Pina aime sa maison, mais Mike voudrait retrouver un garage et les enfants, encore plus d'espace. Que faire alors ?

La famille retournera dans son cottage de Vimont qu'elle n'a jamais vendu. Le ranch est en vente, mais est également offert en location. S'il n'est pas vendu, et une fois la progéniture partie, « on y reviendra peut-être un jour », se console Pina.

La propriété en bref

Prix demandé : 699 000 $ ou 3000 $ par mois

Année de construction : autour de 1955

12 pièces, comprenant 3 chambres, 2 salles de bains, 1 foyer au bois au gaz, cuisinière au gaz.

Superficie du terrain : 7314 pi2

Superficie intérieure : 1600 pi2

Évaluation municipale : 347 800 $

Impôt foncier : 3155 $

Taxes scolaires : 839 $

Courtier : Yury Shupilov, Groupe Élite Canada. 514 945-5727

>>> Consultez la fiche de la propriété




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