L'auberge espagnole

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Située au bout d'un cul-de-sac au nord du boulevard Gouin, la maison est revêtue d'une brique de ciment que les propriétaires ont fait repeindre en gris.

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Pierre Deschênes

COLLABORATION SPÉCIALE

La Presse

L'auberge espagnole est un film événement de 2002 qui se passait dans un endroit où se croisaient plein d'étudiants, venus de partout, dans un joyeux brouhaha. Cette maison d'Ahuntsic a aussi des airs d'auberge espagnole.

En 2006, Daniel Richard, un importateur de vin, marie en secondes noces Victoria Cruz, Espagnole d'origine. Ce Montréalais, qui a déjà quatre enfants, décide de rester dans son quartier pour des raisons scolaires lorsqu'il achète cette maison en avril 2007, car ses deux plus jeunes ont 12 et 16 ans.

La nouvelle propriété, qui date de 1986, vient de faire l'objet d'importantes rénovations: il n'aura donc pas à y travailler, lui qui a déjà souvent acheté et rénové des maisons. Ce qui les séduit, Victoria et lui, c'est la proximité de l'eau, mais aussi la configuration intérieure qui convient à leur mode de vie.

À l'étage, ils ont leurs quartiers privés, loin du sous-sol où se trouvent trois autres chambres et une pièce qui sera le théâtre de nombreux partys de jeunes. Une fois la porte de leur chambre fermée, le silence est d'or. Victoria ne demande que cette petite oasis de calme.

La maman a cependant gardé près d'elle, sur le même étage, leur petit dernier, Matias, Khmer d'origine né en 2010 au Viêtnam, et adopté après cinq ans d'attente. Il complète alors la famille qui comprend aussi Anaïs, née en Chine!

Va-et-vient incessant

Inutile de dire que la maisonnée vit un va-et-vient continuel. Et ce ne sont pas seulement les enfants qui en sont la cause. La maman de Daniel a aussi sa chambre en bas quand elle vient s'occuper de Matias, car papa voyage beaucoup et maman itou. Les partenaires mondiaux de Daniel viennent à tour de rôle au Canada et plusieurs, devenus amis, séjournent à la maison.

Occupée plusieurs mois par année, la terrasse est... (Photo fournie par Re/Max) - image 2.0

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Occupée plusieurs mois par année, la terrasse est témoin de nombreux joyeux rassemblements. Le terrain comprend 16 arbres matures.

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Avec ses plus de 3000 pi2, la résidence grouille constamment d'activité, et Daniel officie toujours aux fourneaux. La cuisine est d'ailleurs l'une des rares pièces qui ont subi des rénovations en 10 ans. Pour le reste, le couple a transformé le garage double en salle d'exercice, a repeint la brique, changé quelques fenêtres ou, parfois, seulement les vitres énergétiques.

Un site enchanteur

Ces ouvertures vitrées donnent à voir un spectacle dont le couple ne se lasse pas: le flot de la rivière des Pairies. En raison du courant à cet endroit, le cours d'eau ne gèle pas l'hiver. Et la vue sur la rive opposée dévoile une grappe de maisons, comme s'il s'agissait d'un petit village lové sur le bord d'un lac.

La cour, en forme de péninsule, a presque les pieds dans l'eau. Le long de la maison, on a accroché une terrasse en bois où le barbecue et le spa volent la vedette. Quand ce n'est pas le chef Daniel qui cuisine pour sa trentaine d'employés lors du «party du patron» ou la nuée de petits amis de Matias qui sont conviés à une fête d'enfants. Comme les propriétaires adorent passer leur temps dehors, un auvent et un chauffe-patio étirent au maximum ce plaisir.

Depuis peu, seul Matias reste à la maison, devenue du coup bien trop vaste. Les parents ont déjà acheté un penthouse deux fois moins grand à Outremont, avec une vue magnifique sur les environs. Et Victoria insiste sur le fait qu'il y a une belle ruelle pour les enfants. On peut parier que l'esprit de l'auberge espagnole va donc s'y perpétuer.

Du salon, on passe vers la terrasse et... (Photo fournie par Re/Max) - image 3.0

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Du salon, on passe vers la terrasse et la cour qui donne sur la rivière. L'endroit est très privé: inutile d'habiller les fenêtres.

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La propriété en bref

Prix demandé: 1 995 000 $

Année de construction: 1986

Pièces: 13, dont 6 chambres et 4 salles de bains/d'eau

Comprend: Tous les électroménagers de la cuisine, laveuse et sécheuse, plafonniers dans l'entrée et les trois chambres d'enfants au sous-sol, auvent, jacuzzi, aspirateur central, tous les stores et les rideaux de la chambre à coucher principale.

Évaluation municipale: 1 547 200 $

Impôt foncier: 12 213 $ 

Taxe scolaire: 2569 $

Courtier: Céline Demers, Re/Max du Cartier inc., 514 575-5421




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