Du nouveau dans de l'ancien à Saint-Henri

La maison est la dernière de la rangée.... (Photo fournie par Groupe Sutton-Clodem)

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La maison est la dernière de la rangée. Elle est séparée de la rue Saint-Antoine par un espace vert. Ce sont les deux étages du bas qui sont à vendre.

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Sébastien Toupin savait exactement ce qu'il voulait. Le quadragénaire cherchait une maison à rénover, avec une cour et une terrasse, préférablement dans Pointe-Saint-Charles ou la Petite-Bourgogne.

Il a trouvé, mais pas tout à fait là où il cherchait. «J'ai trouvé dans Saint-Henri, et je pense que c'est encore mieux», soutient le designer graphique.

Mieux peut-être parce que la maison est à moins de 10 m de la station de métro Georges-Vanier; mieux parce que la cour est vraiment très grande; et mieux parce que les intérieurs lui ont permis d'obtenir exactement ce qu'il souhaitait: un univers moderne, vaste et illuminé, dans une communauté plus que centenaire.

Tout a commencé il y a cinq ans environ quand M. Toupin s'est mis en tête de quitter son loft près du canal de Lachine. Il parcourait les rues à la recherche de la propriété idéale quand sa courtière lui a proposé de visiter la maison de la rue Saint-Antoine. «Cette maison a quatre niveaux, le propriétaire vendait les deux étages du haut, où il vivait. Le rez-de-chaussée et le sous-sol avaient déjà servi d'appartements en location, mais n'étaient plus occupés depuis longtemps. C'est ceux-là qui m'intéressaient!» Le propriétaire a accepté de lui céder les deux étages du bas.

Apprivoiser l'espace

Le nouveau propriétaire a beaucoup réfléchi avant d'entreprendre ses rénovations. «Au moins pendant six, sept mois. Je voulais comprendre la maison avant de tout jeter par terre.»

Le propriétaire a retiré des murs et a... (Photo fournie par Groupe Sutton-Clodem) - image 2.0

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Le propriétaire a retiré des murs et a dû soutenir la structure au moyen de poutres en bois. Les lattes du lambris cachent des armoires et d'autres rangements.

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Plus important, il a pris ce temps pour chercher les bons partenaires qui l'aideraient à transformer la maison selon sa vision. «J'ai trouvé une petite boîte, Atelier 3/4 fort, des gens avec qui je me suis très bien entendu et qui avaient une vision de la réno semblable à la mienne.»

L'Atelier 3/4 fort est reconnu pour réaliser des travaux qui conservent des liens avec le passé. En d'autres mots, les deux associés et leurs acolytes préfèrent la récupération au neuf. 

«Ils réutilisent des matières que d'autres auraient balancées dans le conteneur, ce qui me convient tout à fait. En gardant ainsi des éléments du passé, j'ai l'impression qu'on a conservé l'âme de la maison.» 

Un exemple? L'équipe et le propriétaire ont retiré une à une les lattes en bois du parquet d'origine (la maison date de 1875) pour en retirer les clous et planer les planches, les sabler et les vernir, puis les reposer une à une. Ils en ont profité pour égaliser les solives et solidifier la structure. D'ailleurs, la structure de la maison a subi une solide cure de rajeunissement, invisible aux yeux des visiteurs. «Le tiers du budget de rénovation a été investi dans du non-visible.»

Cela étant dit, l'équipe de l'Atelier 3/4 fort propose aussi des environnements résolument modernes, et c'est ce que souhaitait notre propriétaire. C'est ainsi que le bois ancien côtoie le garde-corps vitré, cintré de tiges en métal noir. Élément qui se retrouve un peu partout dans la maison, comme d'ailleurs dans de nombreux projets de l'Atelier. La cuisine et la salle de bains marient des éléments anciens à de très modernes, comme les nouvelles fenêtres oscillo-battantes et l'immense ouverture sur la cour. Un élément qui n'existait pas en 1875.

Sébastien Toupin quitte sa résidence parce qu'il mijote un grand projet. Puisqu'il est adepte des joies (et vertus) du surf et du yoga et, pourrait-on dire, de la construction, il envisage de bâtir une maison contemporaine au bord du Pacifique dans un petit village mexicain. Avec, peut-être, une équipe québécoise! À suivre.

L'îlot est recouvert de pierre du Québec. Ses... (Photo fournie par Groupe Sutton-Clodem) - image 3.0

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L'îlot est recouvert de pierre du Québec. Ses côtés sont faits de lattes du vieux plancher récupéré par l'Atelier 3/4 fort.

Photo fournie par Groupe Sutton-Clodem

La propriété en bref

  • Prix demandé: 748 000 $
  • Année de construction: 1875, rénovée en 2013
  • 5 pièces, dont 2 chambres, 1 salle de bains, 2 stationnements extérieurs. Climatisation, terrasse privée.
  • Superficie utile: 1500 pi2
  • Évaluation municipale: 629 000 $ (évaluation de l'immeuble, la copropriété étant indivise)
  • Impôt foncier: 2250 $
  • Taxe scolaire: 559 $
  • Charges annuelles de copropriété: 6000 $
  • Courtière: Emmanuelle Beaudet, Groupe Sutton-Clodem. 514 935-8989
  • http://www.centris.ca/fr/condo~a-vendre~le-sud-ouest-montreal/17351145

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