La France au Québec à Saint-Lambert

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La façade homogène ne laisse pas deviner qu'il y a eu trois agrandissements majeurs au fil des ans.

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Quand on circule dans le joli quartier Préville-en-bas à Saint-Lambert, on a un peu l'impression d'avoir changé d'époque. Comme si on avait été téléporté dans un univers où le temps s'est arrêté. Les propriétés sont spacieuses tout comme les terrains, une rareté dans les nouveaux quartiers. La végétation est fournie, parfois indomptée, et les trottoirs et lampadaires, inexistants.

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C'est la pièce maîtresse de la maison, celle où on reçoit les invités. À noter, la profondeur des murs où sont percées les fenêtres. La table de réfectoire est adjacente à la cuisine. Celle de la salle à manger est installée au centre de la maison.

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On est dans une sorte d'oasis discrète contenue entre les ponts Victoria et Champlain, à quelques minutes du centre-ville.

Plusieurs maisons ont été construites au milieu du XXe siècle. D'autres sont plus récentes, mais elles reflètent le style de leurs aînées.

Quelques-unes sont plus vieilles. Lire très vieilles. Celle qui nous intéresse a été construite en 1760. « C'était une maison de ferme installée au bord du fleuve vraisemblablement pour exploiter la terre », expliquent les propriétaires du Manoir Simard, Philippe Bélisle et Catherine Bertrand.

Les deux jeunes retraités (il était - et est toujours - consultant en communication et elle était travailleuse sociale) se sont beaucoup investis dans leur maison. Au fil des ans, ils ont amassé une collection de documents qui « parlent » de leur résidence chérie. Ils sont devenus mordus grâce aux parents de Catherine, Gery et Éliane, qui avaient acheté la propriété en 1989. « Ma mère venait de Lille. Cette maison lui rappelait la France, comme si elle avait un petit coin de son pays juste pour elle », se rappelle Catherine.

Les propriétaires ont découvert cet âtre camouflé derrière... (PHOTO FOURNIE PAR YANNIS GUILLON, STUDIOS 360 POUR HP ET ASSOCIÉS) - image 2.0

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Les propriétaires ont découvert cet âtre camouflé derrière de vieilles armoires en rénovant la partie qui sert maintenant de logement. Les tuiles en ardoise étaient cachées dans le vide sanitaire.

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Souvenirs et labeurs

La maison avait beau rappeler des souvenirs de jeunesse aux expatriés, elle avait besoin de beaucoup, beaucoup d'amour. « Une partie de la maison avait été abandonnée et n'avait pas été habitée depuis 100 ans, se souvient leur fille. Mes parents ont travaillé pendant des années pour lui redonner ses lettres de noblesse. » Catherine et Philippe ont poursuivi le travail.

Au fil des ans, la propriété a connu trois agrandissements majeurs. Ce qui explique son style difficilement définissable. « Les experts en architecture ancienne disent que la partie construite au XVIIIe siècle est de style normand. Celle ajoutée au XIXe est de style victorien. Enfin, celle du début du XXe est de style gothique », explique Philippe en nous dévoilant d'anciennes photos prises depuis plus d'un siècle.

Évidemment, plusieurs propriétaires ont habité la grande maison. Dont un certain Romeo Stephens, membre de la famille du Mount Stephen Club, qui l'avait achetée en 1874 pour en faire sa maison de campagne.

Le pharmacien et homme d'affaires Georges-Aimé Simard l'a achetée au début du XXe siècle pour la louer à la Montreal Ladies Benevolent Society, qui s'en servait comme colonie de vacances pour les enfants défavorisés. Elle a accueilli des petits de 1917 au début des années 30.

Son fils Jacques est resté dans la maison pour y élever ses sept enfants. C'est la famille qui a donné le nom à la maison, la rebaptisant Manoir Simard. Ce sont également les Simard qui sont à l'origine de la cité-jardin de Préville. Après tout, Georges-Aimé Simard avait acheté environ 500 acres de terrains entre 1901 et 1932 !

Autrefois divisée en deux pièces, la chambre d'amis... (PHOTO FOURNIE PAR YANNIS GUILLON, STUDIOS 360 POUR HP ET ASSOCIÉS) - image 3.0

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Autrefois divisée en deux pièces, la chambre d'amis ne fait qu'une. La poutre de soutien a été dégarnie, révélant une pièce équarrie à la main.

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Rénover dans le respect

Difficile de savoir quelles rénovations ont été apportées au fil des ans, mais celles de la famille Bertrand-Bélisle ont été faites dans le respect des traditions. Les murs de pierre ont été dénudés et les parquets sablés et vernis. La partie de gauche transformée en logement a été complètement rénovée. Elle réservait beaucoup de surprises.

« Il y avait des armoires dans la cuisine qui nous semblaient trop basses. À force de chercher, nous avons conclu qu'il devait s'agir d'un âtre », raconte Catherine. Derrière les vieilles armoires se cachait en effet un immense foyer. Dégarni, il trône au milieu du logement.

Récemment, ils ont terminé la restauration des pièces à l'étage qui servaient de rangement. « Il y avait plusieurs chambres ici, au temps où les enfants y séjournaient. » Il y a maintenant deux très grandes pièces, dont une sert d'atelier pour Philippe. La réfection des murs de pierre a exigé 800 heures de maçonnerie.

Le couple quitte sa maison parce qu'il souhaite renouer avec les voyages. Leur rêve : parcourir les États-Unis en motorisé.

Il faut traverser l'ouverture en pignon de style... (PHOTO FOURNIE PAR YANNIS GUILLON, STUDIOS 360 POUR HP ET ASSOCIÉS) - image 4.0

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Il faut traverser l'ouverture en pignon de style gothique pour accéder à la salle à manger qui rappelle les grandes maisons de France.

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La propriété en bref

Prix demandé : 1 749 000 $

Année de construction : 1760, agrandie en 1875 puis au début du XXe siècle

25 pièces comprenant 8 chambres, 4 salles de bains, 1 salle d'eau, 2 cheminées. Divisée en deux logements.

Superficie du terrain : 60 000 pi2

Superficie habitable : 7220 pi2

Évaluation municipale : 1 020 400 $

Impôt foncier : 10 575 $

Taxe scolaire : 2178 $

Courtier : Arnaud Denis, HP et associés. 514-419-8981

>>>Consultez la fiche de la propriété.

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