Lumineux minimalisme dans Rosemont

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Les briques de la façade ont été peintes couleur anthracite. Les fenêtres ont été changées et sont maintenant oscillo-battantes

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Le rez-de-chaussée du duplex de Rosemont avait été négligé depuis un moment.

Un bon moment.

Son état délabré et peu invitant n'a pas empêché Philippe Larochelle et Catherine Nguyen d'en imaginer le potentiel.

« On voulait convertir cette maison en un environnement minimaliste où rien ne serait standard », raconte Mme Nguyen. En plus, ce coin de ville tranquille aux abords de quartiers en mouvance et en effervescence les attirait.

M. Larochelle a été avocat au Tribunal spécial pour le Liban à La Haye, ville siège du gouvernement des Pays-Bas, pendant deux ans. Sa femme, Catherine Nguyen, est également avocate. Après avoir passé deux ans en Europe, la petite famille est revenue à Montréal et a entrepris l'immense projet de rénovation de la propriété de Rosemont qui les mènerait à cette maison contemporaine, épurée et éclairée que les parents souhaitaient. « L'architecture, le design, ce sont des passions pour moi, j'ai toujours consulté les magazines de déco comme Dwell ou Milk. »

Pour réaliser leurs ambitions, ils ont fait appel à leur ami l'architecte Jean-Maxime Labrecque, fondateur de l'agence INPHO, réputé pour ses réalisations épurées. Ensemble, ils ont concocté un plan dont les résultats sont étonnants, mais conformes à leurs goûts. D'ailleurs, cette propriété a fait l'objet de plusieurs reportages dans les publications spécialisées et gagné des prix en design.

Travaux majeurs

La grande aventure a duré un peu plus de huit mois. « On a tout évidé et tout refait pour transformer le duplex en cottage », raconte la trentenaire mère de quatre petits, dont l'aînée a 8 ans.

Avec leur entrepreneur, les propriétaires ont fait disparaître les cloisons et remplacé le mur de soutien par une poutre en fer. Le contraste anthracite sur plafond blanc donne le ton.

Le mur arrière est maintenant entièrement ouvert sur la cour grâce à d'immenses portes-fenêtres qui occupent presque tout l'espace.

Au rez-de-chaussée, la cuisine est une enfilade d'armoires de couleur blanche mate de largeur identique dont le centre est occupé par un comptoir en marbre de carrare. Le lave-vaisselle et le frigo sont cachés derrière l'une de ces armoires verticales et, surprise, des armoires qu'on croyait consacrées à des balais révèlent une petite salle d'eau.

Le mur de rangement est donc lisse (« Notre architecte n'aime pas les poignées ! »). Tiroirs et électros sont de plus camouflés derrière des portes de même taille. D'ailleurs, pour ajouter à la symétrie dans la maison, le rangement du sous-sol est installé sur la paroi inférieure du même mur.

Avant, il n'y avait qu'un vide sanitaire au... (PHOTO FOURNIE PAR RE/MAX DU CARTIER) - image 2.0

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Avant, il n'y avait qu'un vide sanitaire au sous-sol. Il a fallu extraire la terre et les roches. Puisqu'il était difficile de se rendre sur place avec de la machinerie, on a creusé en grande partie à la main. On voit la salle à manger en haut.

PHOTO FOURNIE PAR RE/MAX DU CARTIER

Sous-sol ouvert

D'en bas, la vue qui donne sur la cuisine est intéressante tellement les deux surfaces ont des airs de famille. 

Car du sous-sol on aperçoit la cuisine située à l'étage supérieur. L'équipe a ouvert le centre du plancher du rez-de-chaussée pour créer une grande ouverture rectangulaire dont le périmètre est ceinturé d'un garde-corps en verre. Du sous-sol aménagé en salon-salle de télé-salle de jeux, on voit le haut ; du haut, on voit le bas, comme si on en faisait partie. Ingénieux.

Les sols du rez-de-chaussée sont recouverts de grandes planches carrées en pin russe. « Ç'a été un travail de moine pour intégrer ces planches sans clous ! »

Le plancher du sous-sol, radiant, est en béton recouvert d'époxy semi-lustré.

Entièrement recouverte de pin russe, les lits sont... (PHOTO FOURNIE PAR RE/MAX DU CARTIER) - image 3.0

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Entièrement recouverte de pin russe, les lits sont encastrés dans un des coins de la chambre.

PHOTO FOURNIE PAR RE/MAX DU CARTIER

En haut

L'étage des chambres est divisé en trois parties. Outre la grande salle de bains, il y a la chambre principale et celle des enfants (qui n'étaient que deux au moment des rénovations). Celle-ci, longitudinale, est une ode aux talents de l'entrepreneur qui a entièrement recouvert les surfaces en pin russe verni mat. « Les enfants jouent ici et ont amplement de place pour s'étendre. »

Si la chambre principale n'est pas très grande, assez tout de même pour recevoir un très grand lit, la salle de bains est imposante. « C'est le compromis », dit Mme Nguyen.

La douche ouverte, à deux pommeaux, est couverte de mosaïque noire. Derrière, c'est la baignoire. « On sort les enfants du bain et on les rince sous la douche. C'est le car-wash par excellence ! »

La famille quitte son nid parce qu'elle s'est agrandie depuis l'arrivée d'Irène et d'Adèle. Avec Henri et Simone, papa et maman, ça fait beaucoup. Ils sont donc à la recherche d'une plus grande propriété.

La propriété en bref

  • Prix demandé: 699 000$
  • Année de construction: 1924, rénovée 2012, 5 pièces comprenant 2 chambres, 1 salle de bains, 2 salles d'eau.
  • Superficie utile: 1800 pi2, sur les trois étages
  • Évaluation municipale: 476 000$
  • Impôt foncier: 3874$
  • Taxes scolaires: 829$
  • Courtier: Pierre Viens, Re/Max du Cartier, 514-886-6270

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