Outremont: dans un petit bois, adossé à une colline

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Le côté de l'édifice donne vers le petit bois à l'ouest qui est un jardin privé pour les copropriétaires. À droite, la colline, à gauche, les immeubles voisins qui longent le chemin Bates, une artère méconnue d'Outremont: atmosphère champêtre et calme absolu.

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Ô ami lecteur, permettez à l'auteur de ces lignes de se remémorer quelques souvenirs, lui qui a travaillé durant près de 20 ans juste de l'autre côté de la rue, aux premières loges d'un secteur en pleine transformation immobilière. On pourrait même parler de l'émergence de l'Outremont universitaire.

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Jadis, le chemin Bates abritait une manufacture de meubles, un dépôt de neige usée et un autre de carburant à chauffage! On ne parle ni de rue ni d'avenue, seulement de chemin, peut-être parce qu'il longe une voie ferrée délimitant la portion nord d'Outremont et ville Mont-Royal, une artère empruntée le plus souvent par des poids lourds ou des habitués des nombreux immeubles industriels.

Mais durant les deux dernières décennies, le paysage s'est transformé et il n'est qu'à l'aube de son renouveau: le brinquebalant saut-de-mouton Rockland va être démoli et l'Université de Montréal va développer un nouveau campus là où était située une gare de triage. Le chemin Bates a vu pousser, comme des champignons, des condos et quelques maisons de ville.

Au début de cette effervescence, Michel et Sylvie cherchent à déménager dans un condo tranquille à Outremont. Leur collègue et ami designer Alain travaille justement sur l'aménagement d'un immeuble qu'il estime convenir au couple.

L'appartement est le seul comptant deux étages et il offre des possibilités intéressantes. L'édifice est en retrait de la voie publique, blotti entre deux autres qui, eux, bordent le trottoir. Dès l'entrée, on a déjà l'impression d'être dans une cour intérieure. Cette sensation est encore exacerbée lorsqu'on entre, car l'immeuble de huit étages est adossé à une colline, le début du mont Royal en fait. Ce qui fait que l'on est dans un petit bois, très tranquille, et pourtant à quelques minutes de marche des commerces des avenues Van Horne et Bernard.

La canopée et la vigne accrochée au roc verdissent le lieu en été et donnent l'impression qu'on habite dans une maison perchée dans un arbre. Pourtant, on a une terrasse privée au ras du sol, au-dessus du garage souterrain, et on peut même avoir accès au condo par l'arrière. Pratique pour les deux garçons alors âgés de 8 et 12 ans lorsqu'ils arrivent en vélo.

Alain va aider ses amis à tracer des plans, car l'achat se fait au tout début de ce projet domiciliaire; il va aussi donner des idées pour réaménager l'espace par endroits. Mais Michel et Sylvie vont s'investir dans la suite des opérations, contrôlant les travaux dans les moindres détails. Lorsqu'on entre dans l'appartement, on prend l'ascenseur pour monter deux étages et on se retrouve face au bureau du couple, qui a un mur entièrement vitré. On retrouvera souvent du verre dans cet aménagement, un matériau qu'affectionne le couple. Ce pan de verre laisse évidemment déjà entrer la lumière par la fenêtre derrière le bureau; à la gauche du couloir, une autre paroi est recouverte complètement d'un miroir qui reflète la lumière de la fenêtre du salon, de l'autre côté. L'impression est double: espace et lumière. À part le salon, la salle à manger et la cuisine d'un bord, le niveau comprend de l'autre la chambre des parents et la salle de bains. Un escalier mène en bas où sont les deux chambres des gars, ainsi qu'une salle familiale.

Une douzaine d'années plus tard, un des fils est parti en appartement et son frère va suivre incessamment. Michel et Sylvie se retrouvent donc dans un espace trop grand, d'autant qu'ils fréquentent maintenant assidûment leur chalet dans les Cantons-de-l'Est. Ils songent donc à déménager plus près du pont, dans Griffintown, toujours à Montréal où se trouve leur bureau.

Une visite libre aura lieu le 24 mai.

La propriété en bref

> Prix demandé: 1 095 000 $

> Année de construction: 2003

> Pièces: 9, dont 4 chambres et 2 salles de bains

> Comprend: électroménagers, suspension dans l'escalier, stores horizontaux au premier étage, toiles solaires au rez-de-chaussée, mobilier de jardin (tous les autres meubles sont à vendre)

> Évaluation municipale: 692 500 $

> Impôt foncier: 5384 $

> Taxe scolaire: 1075 $

> Frais annuels de copropriété: 9120 $

> Courtiers: Carol Nadon et Joëlle Gervais, RE/MAX du Cartier, 514 271-2131 (postes 2398 et 2741)

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