Montréal: le Japon à Outremont

Situé tout au haut, le condo profite de... (Photos Mélanie Vallières, fournies par Profusion Immobilier)

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Situé tout au haut, le condo profite de lumière naturelle venant du sud-ouest.

Photos Mélanie Vallières, fournies par Profusion Immobilier

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Nichée au sommet d'un triplex d'Outremont se cache une jolie boîte à bonbons... japonaise.
Enfin, pas tout à fait une boîte à bonbons, plutôt un appartement qui pourrait se retrouver à Kyoto comme à Tokyo.

Ce n'est pas une illusion d'optique, mais plutôt... (Photo Mélanie Vallières, fournie par Profusion Immobilier) - image 1.0

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Ce n'est pas une illusion d'optique, mais plutôt un grand miroir qui reproduit la salle à manger campée entre la cuisine et le salon. À l'arrière de ce muret sont camouflés le frigo, les tiroirs du congélateur et les deux fours.

Photo Mélanie Vallières, fournie par Profusion Immobilier

Le foyer crée une division naturelle dans le... (Photo Mélanie Vallières, fournie par Profusion Immobilier) - image 1.1

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Le foyer crée une division naturelle dans le salon permettant de converser d'un côté et de l'autre, de profiter de la terrasse et de la lumière.

Photo Mélanie Vallières, fournie par Profusion Immobilier

C'est l'appartement de Michèle Poirier qui, il y a quelques années, a décidé, comme ça, de transformer son univers en un souvenir de ses voyages au Japon.

«J'avais fait plusieurs séjours au Japon et je m'intéressais à l'architecture nippone, explique Mme Poirier, jeune, jeune septuagénaire. Je suis une personne discrète et j'aimais l'aspect circonspect de la vie là-bas. D'ailleurs, au Japon, on dit que pour vivre heureux, il faut vivre caché.»

Elle s'est d'abord passionnée pour les différentes formes d'art japonais. De la céramique au mobilier en passant par l'art floral ikebana et la culture du bonsaï.

Mais ce n'était pas assez. En 2004, elle entreprend une métamorphose complète de son appartement. À cette époque, les propriétaires d'une maison d'importation d'antiquités orientales de Montréal proposaient leurs services de design ainsi que des meubles et des oeuvres d'art aux personnes intéressées par l'aménagement asiatique de leur chez-soi. Elle confie son projet au couple qui accepte de l'accompagner, fournissant ouvriers, matériaux et accessoires.

C'est d'ailleurs le mari qui avait promis à Mme Poirier de transformer son condo en boîte à bonbons.

Le résultat est impressionnant. Et pas du tout bonbon.

Acajou et briques

L'appartement profitait déjà d'atouts non négligeables. Le mur mitoyen, qui s'étend de l'avant à l'arrière, est en briques que la propriétaire a fait pâlir au pochoir lui conférant une allure riche et vieillotte.

Elle avait déjà réaménagé la cuisine en remplaçant les armoires par des caissons italiens recouverts de mélamine texturée noire. Tous les électros (dont le frigo Sub-Zéro) sont camouflés derrière les mêmes matériaux.

Le reste de l'appartement a subi un lifting radical.

«J'ai modifié les dimensions en déplaçant les murs.» Ainsi, la chambre principale s'est agrandie tandis que la seconde chambre, qui a jadis appartenu à la fille de la propriétaire, a été tronquée pour laisser plus d'espace à la salle de bains.

Depuis son départ, Mme Poirier a transformé cette chambre en bureau, l'ouvrant sur le salon et profitant de la lumière naturelle venant de l'avant (ouest) et du côté (sud).

C'est dans les choix de matériaux que cet appartement se fait apprécier.

Les moulures en acajou encadrent les murs et les portes. Sa couleur rougeâtre chaleureuse se retrouve également dans les lattes au sol en jatoba, un bois brésilien très résistant.

Les portes sont ceintes de boiseries noires et celles du placard de la chambre sont faites de roseau et de bois.

Pour économiser l'espace et pour se conformer aux exigences japonaises, les portes qui divisent les pièces, les shoji, sont coulissantes. Un ramma (ou ranma) comble l'espace entre le haut du shoji et le plafond. Cela permet de ventiler l'intérieur des pièces et de laisser filtrer la lumière. Ceux des portes du placard de la chambre ont des bas-reliefs sculptés.

Mme Poirier possède une autre maison en Estrie qu'elle a aménagée dans le même style japonisant. Avec ses quatre acres, elle peut y faire pousser ses plantes et ses bonsaïs. Elle quitte donc la ville pour vivre plus près de la nature.

La propriété en bref

> Prix demandé: 498 000$

> Année de construction: 1913

> Troisième étage d'un triplex comprenant une chambre, une salle de bains, un bureau, un foyer, deux terrasses, deux puits de lumière.

> Superficie utile: 1055 pi2

> Évaluation municipale: 459 000$

> Frais annuels de copropriété: 650$

> Impôt foncier: 3470$

> Taxes scolaires: 760$

> Courtière: Louise Sansregret, Profusion Immobilier RF. 514 561-3636/514 935-3303

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