Vaudreuil-Dorion: un patrimoine à préserver

  • Les clins de la coquette maison, qui date de 1872, ont été repeints d’une teinte pimpante et sa corniche, restaurée. Une immense véranda court sur toute la longueur et sur une partie des côtés du bâtiment. Le propriétaire se désolait que nous voyions la chose en hiver, car le lieu est enchanteur pendant l’été, avec ses arbres matures. (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

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    Les clins de la coquette maison, qui date de 1872, ont été repeints d’une teinte pimpante et sa corniche, restaurée. Une immense véranda court sur toute la longueur et sur une partie des côtés du bâtiment. Le propriétaire se désolait que nous voyions la chose en hiver, car le lieu est enchanteur pendant l’été, avec ses arbres matures.

    PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

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  • Tout un mur de la cuisine est tapissé d’armoires en bois repeintes, ce qui leur donne une forte présence. À remarquer le peu d’espace qu’on s’accordait en hauteur pour cuisiner sur les comptoirs. Concessions à la modernité: le plan de travail en céramique et la robinetterie. (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

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    Tout un mur de la cuisine est tapissé d’armoires en bois repeintes, ce qui leur donne une forte présence. À remarquer le peu d’espace qu’on s’accordait en hauteur pour cuisiner sur les comptoirs. Concessions à la modernité: le plan de travail en céramique et la robinetterie.

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  • Parquet d’origine, poutres apparentes et plafond en planches bouvetées exacerbent l’impression d’être dans une maison de près de 150 ans. L’ensemble est modeste, puisqu’il s’agit de la résidence d’un ancien cultivateur, et l’actuel propriétaire apprécie cette simplicité. (Photo fournie par Sotheby’s International Realty Québec)

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    Parquet d’origine, poutres apparentes et plafond en planches bouvetées exacerbent l’impression d’être dans une maison de près de 150 ans. L’ensemble est modeste, puisqu’il s’agit de la résidence d’un ancien cultivateur, et l’actuel propriétaire apprécie cette simplicité.

    Photo fournie par Sotheby’s International Realty Québec

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  • On peut présumer que cette salle de bains n’avait pas cette coquetterie à l’origine, mais on l’a réaménagée dans l’esprit du lieu. (Photo fournie par Sotheby’s International Realty Québec)

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    On peut présumer que cette salle de bains n’avait pas cette coquetterie à l’origine, mais on l’a réaménagée dans l’esprit du lieu.

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  • À l’arrière de la maison, dans ce que le proprio appelle sa grange-atelier, il a rassemblé une foule d’objets qu’il a trouvé sur le site de cette ancienne ferme. Le terrain, jadis fort étendu, est réduit à une étroite bande de terre qui s’étire en longueur; il est le seul des environs à avoir gardé sa hauteur originale, tous les autres ont été surélevés. (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

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    À l’arrière de la maison, dans ce que le proprio appelle sa grange-atelier, il a rassemblé une foule d’objets qu’il a trouvé sur le site de cette ancienne ferme. Le terrain, jadis fort étendu, est réduit à une étroite bande de terre qui s’étire en longueur; il est le seul des environs à avoir gardé sa hauteur originale, tous les autres ont été surélevés.

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Pierre Deschênes

Collaboration spéciale

La Presse

La ville de Vaudreuil-Dorion abrite des lieux marquants: la Maison Trestler, du nom d'un prospère entrepreneur de la fin du XVIIIe siècle, aujourd'hui vouée aux arts et à la culture, et celle de Félix Leclerc, notre barde national, dans laquelle il a habité pendant plusieurs années et composé de nombreuses chansons. Il y en a une autre, au profil plus bas, comme son propriétaire, qui a vu naître en 1878 un figure emblématique de notre histoire: Lionel Groulx, prêtre, enseignant, professeur et écrivain. Comme les deux premières, il s'agit de lieux patrimoniaux, mais contrairement aux autres, elle ne bénéficie d'aucune subvention ou aide des autorités gouvernementales.

La maison a été classée en 2007, et sa gestion est sous la houlette de la municipalité; dans les faits, c'est un simple citoyen, passionné et amoureux de vieilles maisons, Marc Castonguay, qui en assume seul la préservation. Ce qui n'est pas évident dans le contexte actuel: des Chinois seraient venus voir la résidence pour l'acheter, puis la démolir et construire à la place quelque chose de plus payant. Car le terrain et ses bâtiments sont situés dans la baie de Vaudreuil, à l'endroit où la rivière des Outaouais se jette dans le fleuve Saint-Laurent: la vue est à couper le souffle, totalement imprenable.

Et qui s'intéresse encore à l'abbé Groulx, grand défenseur de la langue au Québec et personnage controversé de notre histoire? Marc Castonguay, lui, ne peut imaginer que l'on rase cette maison construite en 1872 sur un terrain de 52 000 pi2, qui est le dernier lopin d'une ferme laitière beaucoup plus vaste, celle de Léon, père de celui qui est devenu le célèbre chanoine.

La conjointe du propriétaire, la peintre Annie-Claude Picard, dit de Marc qu'il est «le gardien des lieux». Elle ajoute: «C'est un homme de coeur.» Depuis l'achat en 2004, M. Castonguay essaie d'avoir l'oreille bienveillante de la Ville pour l'aider à préserver ce patrimoine, et surtout à alléger les contraintes que représente pareille responsabilité; il sent d'ailleurs une certaine ouverture. Mais les choses évoluent lentement, ce qui n'empêche pas Marc d'avoir fait de la grange-atelier à l'arrière un petit musée privé où il a entreposé des outils et autres objets recueillis sur les lieux.

Il a aussi refait en 2008 la croix de chemin que Lionel Groulx avait érigée en 1934 pour commémorer celle plantée par Jacques Cartier 400 ans plus tôt à Gaspé. «C'est un joyau ici», laisse tomber Marc Castonguay comme pour se justifier. Il lorgnait déjà cette maison alors qu'il habitait un peu plus loin sur le même chemin qui borde l'eau.

Vaudreuil-Dorion a énormément crû ces dernières années: la ville a englouti la campagne. Les occupants ont donc senti cette mutation et la peintre bénéficie de moins de quiétude que jadis. Elle s'emporte un peu lorsqu'il en est question: «On néglige l'histoire. On coupe les arbres».

Manifestement, elle et Marc aspirent à plus de silence et de tranquillité. Voilà pourquoi ils ont acheté une fermette datant de 1870, dans un petit village isolé des Laurentides. Cette fois-ci, aucune responsabilité patrimoniale à assurer: seulement la joie d'habiter une vieille résidence. Clés en mains, en quelque sorte.

La propriétéen bref

> Prix demandé: 889 000$

> Année de construction: 1872

> Pièces: une dizaine, dont5 chambres, 1 salle de bains et 2 salles d'eau + garage détaché

> Comprend: luminaires, habillages de fenêtre, électroménagers, aspirateur central

> Évaluation municipale: 598 000$

> Impôt foncier: 3801$

> Taxe scolaire: 956$

Courtière: Judith Bouthillier, Sotheby's International Realty Québec, 514 887-4032




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