Saint-Laurent: ainsi va la vie

  • La maison de style edwardien comprend deux étages et un grenier transformé en appartement complet avec entrée indépendante. Le sous-sol est habitable après avoir été creusé un peu plus profondément. Malgré la rue très passante, les occupants soulignent le calme relatif à l’intérieur grâce à une bonne isolation. (Photo Robert Skinner, La Presse)

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    La maison de style edwardien comprend deux étages et un grenier transformé en appartement complet avec entrée indépendante. Le sous-sol est habitable après avoir été creusé un peu plus profondément. Malgré la rue très passante, les occupants soulignent le calme relatif à l’intérieur grâce à une bonne isolation.

    Photo Robert Skinner, La Presse

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  • La cuisine a fait l’objet d’importants travaux de rénovation, mais elle s’affiche comme si elle était là depuis le début grâce à son style sobre et ses détails architecturaux bien choisis : évier en porcelaine, robinetterie à l’ancienne, poignées coquilles, luminaires… Une porte fenêtre mène à la véranda que madame squatte tout l’été, un œil sur le jardin et l’autre sur la grange! (Photo Robert Skinner, La Presse)

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    La cuisine a fait l’objet d’importants travaux de rénovation, mais elle s’affiche comme si elle était là depuis le début grâce à son style sobre et ses détails architecturaux bien choisis : évier en porcelaine, robinetterie à l’ancienne, poignées coquilles, luminaires… Une porte fenêtre mène à la véranda que madame squatte tout l’été, un œil sur le jardin et l’autre sur la grange!

    Photo Robert Skinner, La Presse

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  • La chambre des parents à l’étage comprend, comme partout ailleurs, de confortables calorifères à l’eau chaude; ces derniers sont un des éléments mentionnés par la propriétaire quand on lui demande ce qu’elle aime dans sa maison. La pièce adjacente a été transformée en vestiaire, ce qui jumelle confort moderne au cachet ancien. (Photo Robert Skinner, La Presse)

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    La chambre des parents à l’étage comprend, comme partout ailleurs, de confortables calorifères à l’eau chaude; ces derniers sont un des éléments mentionnés par la propriétaire quand on lui demande ce qu’elle aime dans sa maison. La pièce adjacente a été transformée en vestiaire, ce qui jumelle confort moderne au cachet ancien.

    Photo Robert Skinner, La Presse

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  • La quintessence du cachet de la maison s’exprime ici. Les propriétaires sont tombés sous le charme dès le départ: madame adore les boiseries, les arches, les lambris; monsieur apprécie la personnalité du lieu avec les planchers qui craquent et les choses biscornues. Grands amateurs de musique, le piano familial trône en bonne place. (Photo Robert Skinner, La Presse)

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    La quintessence du cachet de la maison s’exprime ici. Les propriétaires sont tombés sous le charme dès le départ: madame adore les boiseries, les arches, les lambris; monsieur apprécie la personnalité du lieu avec les planchers qui craquent et les choses biscornues. Grands amateurs de musique, le piano familial trône en bonne place.

    Photo Robert Skinner, La Presse

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  • Le parquet est d’origine, on s’est contenté de le rafraîchir; les pièces sont restées en l’état: pas question de décloisonner comme on le voit aujourd’hui, on a conservé l’esprit de l’architecture d’origine. Collectionneur invétéré, le propriétaire expose ses instruments de musique et ses cannes dans un décor qui semble fait pour les accueillir. (Photo Robert Skinner, La Presse)

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    Le parquet est d’origine, on s’est contenté de le rafraîchir; les pièces sont restées en l’état: pas question de décloisonner comme on le voit aujourd’hui, on a conservé l’esprit de l’architecture d’origine. Collectionneur invétéré, le propriétaire expose ses instruments de musique et ses cannes dans un décor qui semble fait pour les accueillir.

    Photo Robert Skinner, La Presse

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Le monde de l'immobilier est tout, sauf monolithique. Malgré la mode actuelle des intérieurs dépouillés et décloisonnés, il se trouve encore des gens pour aimer les planchers qui craquent et les pièces fermées, ou bien délimitées. Comme Léo Israël et sa femme Isabelle Delage.

Monsieur va même jusqu'à faire l'éloge du biscornu et de l'improbable. Il faut dire que l'homme tient presque du personnage. Parti d'Oran avec une seule valise, il est venu faire sa vie ici. Et ça tombait bien, car on avait besoin de gens entreprenants comme lui pour organiser la venue des Jeux olympiques en 1976.

Pour faire une histoire courte, il a aussi trouvé l'amour et s'est bâti une solide famille: quatre filles et deux garçons. Six enfants bien comptés!

Comme Isabelle est originaire de Les Coteaux, ils se sont retrouvés tout naturellement dans l'ouest de l'île: Kirkland ou Dorval, c'était pratique pour élever la progéniture, mais avec quatre enfants encore à la maison et aux études, il fallait considérer se rapprocher, en 2008, des institutions d'enseignement: Dawson, Marianopolis, Brébeuf et Concordia.

Et pour le plus jeune, on devait lui trouver un endroit où il pourrait développer ses habiletés dans le domaine du bois. Cela tombait bien: Saint-Laurent dispose de deux écoles d'ébénisterie. En patrouille dans le secteur, Isabelle trouve une vieille maison qui lui plaît. Léo donne donne son accord sur-le-champ, au téléphone. Il ne le regrettera pas, car il adore la personnalité de cette «maison qui vous enveloppe».

Le choc n'est pas trop grand: on passe d'une construction de 1875 à Dorval, à une plus récente, mais si tant peu que pas, soit 1914. Quand même centenaire cette année! L'immeuble est un cottage edwardien (un style post-victorien) avec un grenier transformé en appartement complet.

On raconte qu'un médecin l'a occupé pendant une bonne trentaine d'années. Puis on prétend que l'édifice a été tour à tour clinique médicale et résidence pour personnes âgées. De l'époque plus lointaine, on garde quelques traces: le bureau du docteur, avec son entrée dédiée, est devenu celui du couple qui fait de la traduction à domicile; la grange à deux étages où le médecin logeait son cheval qui le menait vers ses patients reste encore debout et a servi de repaire aux enfants et d'antre à partys.

Aujourd'hui, les enfants sont aux quatre vents: une à Vancouver, deux à Toronto, les autres à Montréal. Une fille était partie la veille de notre visite et le fils cadet ne saurait tarder. Un nouveau chapitre s'amorce donc pour le couple qui se plaît à entreprendre des travaux et n'hésite pas à faire des changements.

Ils ont déjà trouvé une maison qui leur permettra d'être à deux heures de Montréal et à quatre de Toronto. En espérant que la visite suivra. Ils ont choisi un endroit près du fleuve à Morrisburg, le seul des huit villages à ne pas être englouti dans ce coin-là en 1958 lors de la création de la Voie maritime du Saint-Laurent. Pour Isabelle, c'est un peu un retour aux sources, pour Léo, la suite de son long voyage.

 La propriété en bref

> Prix demandé: 995 000$

> Année de construction: 1914

> Pièces: 14, dont 5 chambres, 4 salles de bains et 1 salle d'eau

> Comprend: électroménagers haut de gamme, luminaires, système d'alarme, barbecue et remise

> Évaluation municipale: 690 000$

> Impôt foncier: 4935$

> Taxe scolaire: 1074$

Courtier: Susan Zimmermann, Re/Max Royal (Jordan), 514-594-9808




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