Hypothèques: Négocier, ou comment épargner 20 000 $

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Maurice Lemelin, professeur spécialisé en négociation à HEC Montréal, estime que la préparation est une des clés d'une négociation réussie.

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Simon Lord
La Presse

Si vous parvenez à faire diminuer votre taux de 3,5% à 3%, sur une hypothèque de 250 000$ amortie sur 25 ans, vous épargnerez près de 20 000$ en intérêts. Pour y arriver, il faut toutefois savoir négocier. Voici quelques conseils pour améliorer vos talents de négociateur.

FAITES JOUER LA CONCURRENCE

Pour faire une bonne affaire, il faut magasiner. « On ne doit pas prendre la première offre qui nous est faite », explique Lynne Santerre, agente en éducation aux consommateurs à l'Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC). Une tactique utile peut être de fournir les détails de notre première offre à une seconde institution financière et de lui demander si elle peut l'égaler, ou même faire mieux. « Il ne faut pas être gêné de demander », dit Lynne Santerre.

PRÉPAREZ-VOUS

Le secret d'une négociation réussie, peu importe le type, c'est la préparation, explique Maurice Lemelin, professeur spécialisé en négociation à HEC Montréal. Il faut s'armer d'information. « On doit donc voir quels sont les taux sur le marché, dit-il. On peut discuter avec les gens qui ont signé récemment pour savoir quelle entente ils ont obtenue. » Il faut aussi récolter de l'information au sujet des autres modalités : quelles sont, par exemple, les pénalités si nous remboursons plus rapidement ?

QUOI NÉGOCIER ?

Dans une négociation pour un prêt hypothécaire, on peut négocier autre chose que le taux d'intérêt, rappelle Lynne Santerre. « Nous pouvons parler de la période d'amortissement, du terme de l'hypothèque, de la fréquence des paiements, de la possibilité de faire des paiements anticipés et du type d'hypothèque, soit ouvert ou fermé », dit-elle. Ça peut être une bonne idée d'utiliser des calculatrices en ligne, comme celle de l'ACFC, afin de mieux comprendre l'impact de chacune de ces variables.

S'ARMER DE CONFIANCE

Maurice Lemelin estime qu'il est également important d'avoir une solide confiance en soi. « Si on négocie avec la banque, c'est qu'on a besoin d'elle, mais il faut se rappeler que la banque a également intérêt à négocier avec nous. » Naturellement, la préparation aide grandement à prendre confiance. Si nous savons que nous avons des solutions de rechange, par exemple, le rapport de force penchera un peu plus en notre faveur. Savoir que négocier est une pratique courante qui n'est pas mal vue peut aussi aider à solidifier notre confiance.

COMPRENDRE L'HYPOTHÈQUE

De nombreuses personnes ne connaissent pas les notions de base du prêt hypothécaire, constate Lynne Santerre. Surtout s'ils sont de premiers acheteurs. « Pourtant, une maison est probablement le plus gros achat que feront bien des gens », dit-elle. Il peut donc être judicieux de mettre quelques heures à se familiariser avec la terminologie plutôt que de lire quelques bribes d'information, la broue dans le toupet, 10 minutes avant de partir pour la banque. Après tout, si investir seulement 10 heures à s'informer permet de garder 20 000 $ dans ses poches, ça équivaut à un salaire horaire de 2000 $.

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