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Les normes canadiennes de revêtement faites pour prévenir les incendies importants

Au Royaume-Uni, le revêtement extérieur récemment installé sur... (PHOTO CHRIS RATCLIFFE, AFP)

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Au Royaume-Uni, le revêtement extérieur récemment installé sur l'édifice de 24 étages est de plus en plus cité comme un facteur qui aurait pu jouer un rôle dans l'immense incendie qui a coûté la vie à 30 personnes.

PHOTO CHRIS RATCLIFFE, AFP

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Michelle McQuigge
La Presse Canadienne
TORONTO

Les normes canadiennes de construction doivent en théorie prévenir un incendie comme celui qui s'est produit à Londres plus tôt cette semaine et qui a ravagé une tour d'habitation.

Cependant, au moins un expert avance qu'enfreindre les règlements en vigueur peut mettre la vie des gens en danger.

Au Royaume-Uni, le revêtement extérieur récemment installé sur l'édifice de 24 étages est de plus en plus cité comme un facteur qui aurait pu jouer un rôle dans l'immense incendie qui a coûté la vie à 30 personnes. Une dizaine de personnes manquaient toujours à l'appel.

Des ingénieurs britanniques ont commencé à spéculer sur le revêtement de la tour qui aurait été fait de matériel combustible et qui aurait contribué à la propagation rapide des flammes.

Selon les ingénieurs, le revêtement est souvent utilisé, voire nécessaire dans la construction de bâtiments afin d'empêcher la moisissure de s'étendre à la structure principale de l'édifice.

Les normes canadiennes établissent des règles claires concernant les revêtements qui peuvent être utilisés pour des édifices de quatre étages. Selon les normes au pays, le matériel doit pouvoir résister aux flammes pendant au moins une ou deux heures - soit une fenêtre de temps permettant aux résidants d'évacuer le bâtiment.

Or, l'ingénieur légiste et professeur à l'Université de Toronto, Doug Perovic, affirme que la situation devient problématique lorsque des promoteurs tentent de réduire les coûts de construction en employant des matériaux de moindre qualité qui ne correspondent pas au code du bâtiment.

La plupart des revêtements sont faits de métal, tel qu'en aluminium et sont composés d'un matériel de base qui détermine la résistance au feu.

Selon M. Perovic, il existe des types de plastique et de polymère à l'épreuve du feu, mais ceux-ci sont plus dispendieux.

Le quotidien The Guardian rapportait qu'un revêtement fait d'une forme d'aluminium de moins bonne qualité aurait été utilisé pour la tour d'habitation londonienne lors de rénovations l'an dernier.

Toujours selon le journal, le Royaume-Uni n'aurait pas de normes obligeant les constructeurs à utiliser des revêtements composés de matériaux résistants au feu pour les tours d'habitation et les écoles.

La situation est différente au Canada selon le code du bâtiment en vigueur.

Tous les matériaux des revêtements extérieurs pour les édifices plus hauts que quatre étages doivent avoir été testés pour leur résistance au feu et doivent répondre à des normes strictes.

L'incident de la tour Grenfell de Londres n'est pas le seul incendie où les matériaux de piètre qualité sont soupçonnés d'être en cause.

Un hôtel de luxe de 63 étages à Dubai avec un revêtement problématique s'était enflammé la veille du jour de l'an de 2015, blessant un bon nombre de personnes.

En 2014, à Melbourne, en Australie, le type de revêtement d'un édifice avait été la cause de l'incendie qui y était survenu.




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