Appartement d'étudiantes bourlingueuses

Maude Lespérance et Schola Amoussou... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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Maude Lespérance et Schola Amoussou

Photo Martin Chamberland, La Presse

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Maude et Schola savaient ce qu'elles voulaient - et ce qu'elles ne voulaient pas - lorsqu'elles magasinaient leur quatre et demie, il y a bientôt trois ans.

Ne craignant pas l'éloignement, les jeunes trentenaires qui étudient à l'UQAM ont fini par trouver au nord du Jardin botanique. Dans leur Rosemont nouveau, elles ont créé un chaleureux petit coin d'Afrique.

« On a beaucoup cherché. Schola ne voulait pas d'un appartement sur le long. Moi j'avais besoin de lumière. On n'avait pas envie de pièces doubles, mais plutôt de pièces bien séparées. Puis, ça prenait un balcon juste à nous », raconte Maude Lespérance.

Des commerces à proximité? Bof. Une ligne de métro? Pas essentiel. L'autobus passe souvent. Et l'été, les pistes cyclables permettent de pédaler jusqu'à la destination de son choix.

Dans le cas de Schola Amoussou, il a quand même fallu s'adapter un brin à la métropole aux quatre saisons. La Béninoise avait habité au Québec brièvement, le temps d'un échange de trois mois, en 2011, pendant lequel elle était installée à Terrebonne. C'est là qu'elle a connu Maude. Les deux femmes se sont retrouvées au Bénin, en 2012, tandis que la Québécoise travaillait comme coopérante volontaire pour Oxfam. Un an plus tard, Schola a décidé de faire le grand saut et de venir rejoindre son amoureuse.

« Avec les saisons qui changent, on ne peut évidemment pas vivre à Montréal comme on vit à Cotonou », déclare Schola, qui ne semble pas pour autant trop souffrir de l'hiver. C'est surtout la rigidité des règles de fonctionnement de notre société qui a frappé l'étudiante en sciences de l'environnement. Des règlements sur les journées où les Montréalais sont autorisés à tenir des ventes-débarras au plus sérieux Code de la route, notre quotidien est plus réglementé qu'au pays des taxis-motos, constate l'Africaine.

Vie de quartier

En parallèle de cet apprivoisement de la vie montréalaise et québécoise, Schola a fait la découverte de son quartier. Maude ne s'y connaissait pas beaucoup plus.

L'ambiance est résolument résidentielle, dans l'environnement immédiat du plex de six logements qu'elles partagent avec un Congolais, une Algérienne et un couple âgé installé depuis 40 ans, entre autres.

Mais le Nouveau-Rosemont grouille néanmoins de petits commerces. Il y a des nouveautés, comme le chouette café Hublot, puis du plus ancien, comme le fleuriste et le coiffeur. Quelques supermarchés, une SAQ dans la rue Beaubien et voilà tout ce qu'il faut pour bien vivre!

Curieuses et actives, les urbaines profitent également des richesses du reste de la ville. Elles fréquentent le stade Uniprix pour les matchs de soccer, les festivals, les parcs, le Vieux-Port et les restaurants - la cuisine ivoirienne d'Akwaba et les burgers de L'Anecdote, notamment.

Vie d'intérieur

Études obligent, Maude et Schola passent aussi beaucoup de temps à la maison. Elles ont aménagé une pièce lumineuse avec deux bureaux. La cuisine bien stockée leur permet de préparer des repas provenant de leur vaste répertoire culinaire.

Entre l'Afrique et l'Amérique latine, Maude a beaucoup voyagé. De chacun de ses périples, elle a rapporté des souvenirs qui servent aujourd'hui de décorations. « L'appartement n'étant pas dans un état impeccable, il fallait un peu masquer les imperfections et créer un espace dans lequel on se sentirait bien, raconte l'étudiante en travail social. Ici, contrairement au Bénin, où on vit beaucoup dehors et où on perçoit la maison comme étant un lieu plus utilitaire, on valorise beaucoup l'aménagement de l'espace intérieur. Schola trouvait que j'achetais vraiment beaucoup d'objets, quand on était là-bas. Les maisons béninoises n'ont pas d'artisanat béninois sur les murs. »

Le quatre et demie de Rosemont, lui, oui ! Entre les masques cérémoniaux, les magnifiques lampes calebasses de l'ami Kokou Sedzro, les colorés batiks, les tableaux et les jarres décoratives, l'environnement montréalais de Maude et de Schola est chaleureux à souhait. À son arrivée, la Béninoise débarquée avec une valise et quelques bricoles a bien dû admettre que sa douce avait du flair, en matière de déco!




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