Le marché immobilier «relativement sain» au Québec

Entre la Colombie-Britannique et l'Ontario, où le prix... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse)

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Entre la Colombie-Britannique et l'Ontario, où le prix des maisons explosent, et les provinces productrices de ressources (Alberta, Saskatchewan et Terre-Neuve), où les ventes piquent du nez, le Québec affiche une situation «relativement saine», confirme Desjardins dans un rapport publiée cette semaine.

Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse

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Le Québec, société distincte ? Absolument, surtout en ce qui a trait à son marché immobilier.

Dans une étude publiée cette semaine, Desjardins met en lumière les immenses disparités qui existent entre le Québec et le reste du Canada. Le prix des maisons explose depuis plusieurs trimestres en Colombie-Britannique et en Ontario, tandis que les ventes piquent du nez dans les provinces productrices de ressources (Alberta, Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador).

Entre ces deux extrêmes, le Québec affiche une situation « relativement saine », confirme Desjardins dans son rapport. Rien d'extraordinaire, mais rien d'inquiétant non plus.

Malgré des délais de vente moyens « relativement longs » (entre 3 et 4 mois) et une abondance de propriétés à vendre (plus de 81 000), le marché québécois va mieux, souligne Desjardins. Le nombre de transactions affiche une hausse progressive depuis plusieurs trimestres.

Et qu'en est-il des prix ? Leur progression demeure « contenue » un peu au-dessus de 2 % par année au Québec, souligne l'économiste Hélène Bégin.

Cette hausse timide est à des années-lumière de celles observées à Toronto et à Vancouver, où les autorités ont adopté des mesures particulières au cours de l'été pour calmer le marché. Qui plus est, la variation des prix est inégalement répartie entre les plus grandes villes du Québec.

DÉSÉQUILIBRE

Malgré l'embellie du marché, un certain déséquilibre persiste entre l'offre et la demande au Québec. Cette situation se traduit par une relative stagnation des mises en chantier de maisons individuelles, d'autant plus que les acheteurs ont « l'embarras du choix » sur le marché de la revente.

Du côté des condos - le talon d'Achille du marché -, les constructeurs ont aussi réduit leurs ardeurs à Trois-Rivières, Saguenay, Sherbrooke et Québec en 2016.

Par exemple, à peine 100 nouveaux condos ont été mis en chantier depuis le début de l'année dans la Vieille Capitale, contre 800 à pareille date l'an dernier.

Le nombre de nouveaux projets a toutefois bondi d'environ 20 % à Gatineau et à Montréal, déplore Hélène Bégin. « Cette relance se produit beaucoup trop tôt puisque le nombre d'unités neuves invendues reste élevé et que le marché de la revente de copropriétés demeure en surplus à ces deux endroits. »

SATURATION ?

Desjardins souligne enfin que le marché locatif présente des signes de « saturation », alors que de nombreux immeubles ont été construits ces dernières années. Le taux d'inoccupation dépasse le seuil d'équilibre de 3 % dans les six plus grandes villes du Québec, et il a même franchi le cap des 6 % à Saguenay, Trois-Rivières et Gatineau.

Hélène Bégin s'attend à ce que les prochaines statistiques sur le marché locatif dévoilent des taux encore plus élevés, plus tard cet automne. « Les mises en chantier de logements locatifs devraient donc en principe diminuer l'an prochain. »

Desjardins table sur environ 37 000 mises en chantier au Québec cette année et l'an prochain, toutes catégories confondues, comparativement à 37 926 l'an dernier.

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