Pas de pénurie de pancartes «À vendre» au Québec

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Le nombre d'inscriptions sur le réseau Centris a reculé de 13 % en août dans la région métropolitaine. Malgré ce repli, les pancartes «À vendre» restent surabondantes dans plusieurs secteurs de la métropole.

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Comme un immense ballon qui se dégonfle peu à peu, la quantité de propriétés à vendre a poursuivi son mouvement à la baisse à Montréal cet été.

Le nombre d'inscriptions sur le réseau Centris a reculé de 13 % en août dans la région métropolitaine. On en compte désormais 28 142, alors qu'il y en avait plus de 32 000 à pareille date l'an dernier, indiquent des données publiées cette semaine par la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM).

Malgré ce repli, les pancartes «À vendre» restent surabondantes dans plusieurs secteurs de la métropole. Cette profusion est encore plus évidente lorsqu'on compare Montréal aux deux autres grandes villes du pays, en regard de leur population respective.

Si la quantité de propriétés offertes est impressionnante à Montréal, le niveau de l'offre est encore plus spectaculaire à Québec. On retrouve dans la Vieille Capitale presque autant d'inscriptions qu'à Toronto. Et cela, pour une population huit fois moins importante!

Cette suroffre contribue depuis plusieurs trimestres à une stagnation, voire à une baisse des prix à Québec. La valeur de revente des maisons unifamiliales a ainsi reculé de 2 % au mois d'août, à 250 250 $, au même moment où les ventes progressaient de 3 %.

À Montréal, le raffermissement du marché apparaît plus solide. Le nombre total de transactions a augmenté de 13 % depuis un an, ce qui a contribué à résorber en partie le surplus de l'offre.

Le prix médian des maisons unifamiliales a affiché le mois dernier sa plus forte hausse en 5 ans (+ 6 %), pour s'établir à 307 250 $.

La CIGM reconnaît néanmoins que le segment de la copropriété affiche encore un «surplus d'inventaire», ce qui avantage les acheteurs lors de la négociation du prix de vente.

Extrême rareté à Toronto et à Vancouver

À Toronto et à Vancouver, la situation est tout autre. Autant l'offre reste copieuse à Montréal et à Québec, autant ces deux villes font face à une pénurie majeure de propriétés à vendre.

Cette situation d'extrême rareté a contribué à pousser les prix vers des sommets stratosphériques. Ils ont bondi de 18 % à Toronto et de 31 % et Vancouver au cours de la dernière année, a-t-on appris cette semaine.

Ces fortes hausses ont érodé l'accessibilité à un point tel que les autorités ont adopté des mesures pour restreindre la demande. À Vancouver, une taxe de 15 % a ainsi été imposée en juillet aux acheteurs étrangers. Les ventes ont baissé dès le mois suivant. Toronto envisage aussi des mesures du même acabit.

À Québec et à Montréal, la responsabilité tombe plutôt dans la cour des promoteurs immobiliers, qui doivent calmer leurs ardeurs et réduire le rythme de construction de nouvelles propriétés.

Le message semble avoir été en partie reçu, mais il faudra encore un bon moment pour écouler l'imposante offre actuelle.

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