Première maison: une grande aventure

Sarah Lesage, 34 ans, et Jean Philippe Thibodeau,... (PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE)

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Sarah Lesage, 34 ans, et Jean Philippe Thibodeau, 33 ans, ont acheté leur première maison l'été dernier.

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Julie Roy

Collaboration spéciale

La Presse

L'achat de leur première maison a été une énorme source de stress pour Sarah Lesage et Jean Philippe Thibodeau. En couple depuis 10 ans, Sarah, 34 ans, enseignante en musique et étudiante à la maîtrise, et Jean Philippe, 33 ans, maquettiste chez Mega Bloks, ont acheté leur première maison l'été dernier. Cette aventure n'a toutefois pas été de tout repos... Voici leurs conseils.

Le couple a préparé depuis 2012 sa stratégie financière pour être en mesure d'avoir la mise de fonds nécessaire. Tous les ans, le remboursement d'impôt était placé dans un compte. En avril 2015, la cagnotte du couple a atteint 13 500 $. « Le 1er avril, nous avons amorcé le processus. Nous nous sommes rendu compte qu'avec le retour d'impôt de 2015, nos économies et la possibilité de se faire aider par notre entourage, le rêve d'accéder à la propriété était possible. »

Le couple part donc à la recherche de cette première demeure. Il a fait les calculs : 180 000 $, c'est le prix maximum qu'il s'est fixé. « On savait que les maisons étaient rares dans cette fourchette de prix, surtout que nous voulions être dans le secteur de Terrebonne et Mascouche », souligne-t-il.

La première maison que Sarah Lesage et Jean Philippe Thibodeau visitent est entre les mains d'une courtière immobilière. « Elle nous a pris en main, elle a été très professionnelle. Elle nous a posé plein de questions qui vont bien au-delà du prix que nous souhaitions payer. Au fil du processus, nous avons découvert que nous voulions plutôt une maison clés en main, pas de rénovations. »

Après avoir visité sept demeures, le couple porte son choix sur une maison à La Plaine. Il n'hésite pas à payer pour obtenir les expertises qui confirment le bon état de la maison.

«Nous voulions réduire nos risques au maximum. Comme notre budget était serré, on voulait valider nos choix et mettre l'option d'achat conditionnelle aux inspections.»

Sarah Lesage et Jean Philippe Thibodeau

Avec le recul, le couple ne regrette pas d'avoir fait ces tests, mais reconnaît que le moment de l'année où il a fait son choix n'était pas idéal. « Les délais étaient serrés, et rien n'était ouvert à la Saint-Jean-Baptiste ni à la fête du Canada. En plus, tout le monde était débordé si près de la fête du déménagement et des vacances de la construction. Ça n'a pas été simple de trouver des experts disponibles », se souvient Jean Philippe Thibodeau.

Si c'était à refaire, ils auraient évité cette période de fort achalandage.

Papiers et autres embûches

Une erreur à éviter absolument ? Ne pas avoir obtenu un prêt préapprouvé. « La courtière hypothécaire n'était pas à son affaire. Elle nous a demandé au moins une quinzaine de papiers, dont certains qu'elle possédait déjà. Par chance, nous avions de notre côté notre courtière immobilière ainsi que notre planificatrice financière », dit le couple.

Cette période a occasionné un stress énorme au couple, car si un autre acheteur se pointait, il pouvait perdre la maison, en plus des 1300 $ déboursés en expertises.

«Si c'était à refaire, nous nous ferions préapprouver, car au cours du processus, la banque a reculé à cause de mon statut précaire à la commission scolaire.»

Sarah Lesage

« Tout est rentré dans l'ordre, mais nous n'avons pas eu le meilleur taux que nous aurions pu obtenir », raconte Mme Lesage.

Autre source de stress, le couple croyait qu'en été, il arriverait à louer sans problème le logement qu'il occupait. Ce ne fut pas le cas, et il a dû débourser 1600 $. « J'avoue que cette somme aurait été bien utile ailleurs », commente Sarah Lesage.

La transition n'est pas toujours facile quand le vendeur n'est pas préparé. Par chance, le couple avait pris soin d'inscrire une date de prise de possession, mais il a, malgré tout, eu droit à quelques surprises.

« Le monsieur n'avait pas fait ses boîtes. Il nous a laissé une tonne de déchets et a même oublié ses chats. Il ne s'était occupé ni de la piscine ni de l'entretien du terrain. Si c'était à refaire, nous nous laisserions 24 heures pour prendre possession des lieux et mieux superviser le départ. »

Au final, l'histoire s'est bien terminée. Le couple s'est retroussé les manches, a travaillé très fort pour rendre ce nouveau chez-soi agréable à vivre. De ses erreurs, il en découle une nouvelle expérience des choses à ne pas reproduire la prochaine fois.

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