Les «trois solitudes» canadiennes

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Le marché immobilier de Calgary subit les contrecoups de la baisse du prix du pétrole.

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La Presse Canadienne

Le marché canadien de l'immobilier continue d'évoluer très différemment d'une région à l'autre au pays, un expert parlant même de « trois solitudes » canadiennes quant à l'évolution des prix.

« Parler de moyennes pour le marché canadien de l'habitation revient à dire que la température moyenne entre le feu dans mon four à gaz et la glace dans mon congélateur se situe à une douce chaleur de 22 degrés - c'est insignifiant », a écrit l'économiste en chef de la Banque de Montréal, Doug Porter, dans une note de recherche.

« Le marché de l'habitation canadien reste l'affaire de trois solitudes - la très forte vigueur de Vancouver et de Toronto (et leurs régions avoisinantes) ; les conditions glaciales des marchés exposés aux prix du pétrole ; et les marchés d'un juste milieu, soit presque toutes les autres régions [NDLR : dont Montréal]. »

Les données sur Vancouver et Toronto ont ainsi fait grimper le prix national moyen pour une maison vendue en février à 503 057 $. En excluant ces deux marchés, le prix moyen était de 355 235 $, un chiffre en hausse de 8,7 %.

22,18% à Vancouver

La plus importante croissance annuelle des prix des habitations a été observée dans le grand Vancouver, soit 22,18 %, tandis qu'elle était de 19,39 % dans la vallée du Bas-Fraser, de 11,3 % dans le grand Toronto, de 6,97 % dans le grand Moncton, de 1,67 % dans le grand Montréal et de 0,82 % à Ottawa. À l'opposé, les prix des maisons ont reculé d'environ 3,5 % d'une année à l'autre à Calgary et d'environ 3 % à Saskatoon.

L'Association canadienne de l'immeuble (ACI) s'attend à ce que les ventes d'habitations progressent de 1 % cette année. « Selon les prévisions, le marché de la revente au Canada de cette année devrait ressembler à celui de 2015. Le resserrement des offres entraînera de fortes hausses des prix en Colombie-Britannique et en Ontario - particulièrement dans la vallée du Bas-Fraser et dans les environs de la région du Grand Toronto », indique l'ACI dans ses prévisions.

Hausse moyenne de 8%

« Les hausses des prix dans ces régions devraient se maintenir et se trouveront en contradiction avec les baisses modérées des prix dans les marchés du logement dont les perspectives sont liées étroitement aux prix du pétrole et d'autres ressources naturelles. »

Pour l'ensemble de l'année 2016, la Colombie-Britannique et l'Ontario devraient alimenter une croissance du prix national moyen des maisons de 8 %, croit l'ACI, qui a fait cette prévision en marge de son rapport mensuel sur les ventes d'habitations, qui ont progressé de 18,7 % en février par rapport au même mois l'an dernier, grâce aux ventes des régions de Vancouver, de Toronto et de Montréal.

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