Mont-Saint-Hilaire: l'attrait de la gare

Mont-Saint-Hilaire a connu une sorte de miniboom avec... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

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Mont-Saint-Hilaire a connu une sorte de miniboom avec l'arrivée du train de banlieue au début des années 2000.

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Julien McEvoy
La Presse

On connaît Mont-Saint-Hilaire pour ses vergers et sa montagne, mais un peu moins pour ce qu'il a à offrir à ses habitants, qui sont, d'ailleurs, beaucoup plus nombreux aujourd'hui qu'il y a 10 ans.

La municipalité a effectivement connu une sorte de miniboom avec l'arrivée du train de banlieue, au début des années 2000. Le service demeure aujourd'hui minimal, avec sept départs par jour, ce qui cause d'ailleurs du souci aux résidants de l'endroit. « Avec l'augmentation de la population, les problèmes de transport se sont accentués, il y a plus de circulation et les gens cherchent à se rapprocher de la ville, sans nécessairement déménager à Montréal, explique Josée Dubé, courtière chez Sutton. Le train de banlieue ne passe pas le soir et le week-end, donc c'est bien, mais pas tant que ça. »

Reste que l'endroit conserve son charme, soit celui d'être à mi-chemin entre les lumières de la métropole et le calme des champs. « Les gens viennent ici pour le meilleur des deux mondes, poursuit la courtière. On est à 25 minutes de Montréal, mais on est aussi très près de la campagne. Lorsqu'on arrive à la rivière Richelieu, au pied de la montagne, on est ailleurs, on décroche. »

Un des quartiers les plus recherchés est celui du Village de la gare, où tout se trouve dans un rayon de 1 km du train de banlieue : logements, commerces, école primaire, espaces publics et aménagements paysagers, pistes cyclables et sentiers pour piétons. L'endroit « est considéré comme le premier ensemble résidentiel axé sur le transport en commun aménagé selon un plan directeur au Québec », peut-on lire dans une étude de cas de la Société canadienne d'hypothèques et de logement. Il s'agit d'une belle réussite dont la construction a débuté en 2002 et qui est à l'origine du boom de la population.

Un marché qui tend vers l'équilibre

Depuis plusieurs années, le marché immobilier de Mont-Saint-Hilaire a ralenti et en est un d'acheteurs, mais la situation se résorbe peu à peu. « Il faut encore être patient et y mettre l'effort si on désire vendre, explique Mme Dubé. Mais on y arrive. »

Le segment haut de gamme, soit celui des propriétés de 500 000 $ et plus, est par contre toujours au ralenti.

Même si Mont-Saint-Hilaire accueille beaucoup moins de gens qui quittent Montréal qu'au cours de la dernière décennie, « les gens de la région veulent y rester », ce qui fait que les propriétés sur le marché finissent la plupart du temps par trouver preneur, explique Josée Dubé. « On est dans la deuxième ceinture de Montréal et on est au diapason de la première ceinture », conclut-elle.

Bref, la situation pourrait être meilleure dans le royaume montérégien de la pomme, mais cela pourrait être bien pire.

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