Vie de quartier: Dorval, les deux solitudes

La présence de l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau a une incidence... (PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE)

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La présence de l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau a une incidence sur le prix des propriétés à Dorval, notamment dans le nord de la municipalité.

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Julien McEvoy
La Presse

Située dans le sud-ouest de l'île de Montréal et longeant le lac Saint-Louis, la municipalité de Dorval est un marché immobilier scindé en deux, un détail qui tient à la présence de l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau.

D'un côté, au sud de l'autoroute 20, les maisons sont plus chères et plus nombreuses, alors que de l'autre, au nord, on peut facilement payer 100 000 $ de moins pour une unifamiliale.

« Les prix sont moins élevés au nord et il y a aussi trois fois moins de ventes », explique François Mackay, courtier depuis 18 ans dans le secteur.

Au cours des 12 derniers mois, il s'est vendu presque trois fois plus d'unifamiliales que de condos dans cette municipalité défusionnée en 2006. La plupart des maisons qu'on y trouve datent des années 70, explique M. Mackay, et elles en sont généralement à leur troisième phase de rénovations.

« Il y a eu une phase de rénovations dans les années 90, et, depuis quelques années, on voit beaucoup de gens qui rénovent à nouveau. »

Autre aspect qui distingue ce marché : la grosseur des maisons. « Si on compare avec Lachine, située juste à côté, il y a beaucoup plus de maisons de quatre chambres à coucher à Dorval. Les maisons sont plus grandes, c'est complémentaire avec le marché de Lachine, où on retrouve plutôt des propriétés de 1200 pi2. » 

Quant aux condos, on en retrouve beaucoup, dont 55 sont actuellement en vente. Il se développe par ailleurs un nouveau secteur sur l'avenue Mousseau-Vermette, où se trouvait un ancien complexe industriel. Construit en 2012, ce secteur comprend des maisons de ville et des condos. Les jeunes professionnels, notamment, y trouveront leur compte, explique M. Mackay. Fait à noter : les courtiers remarquent que ce secteur intéresse davantage les francophones qu'à l'habitude.

FAMILIAL

Si le bruit des avions ne vous effraie pas, donc, Dorval offre de grands terrains idéaux pour y transposer sa famille.

« C'est un quartier familial exceptionnel, s'enthousiasme notre courtier. L'artère commerciale par excellence, Bord-du-Lac, est très bien, il y a de bonnes écoles, des parcs, des aires de planche à roulettes, des piscines, etc. »

En bonne ville-dortoir, elle a vu se développer un petit réseau de commerçants, surtout dans l'alimentaire, qui saura satisfaire les papilles gustatives les plus exigeantes.

Et, évidemment, habiter Dorval vous permettra de parler anglais à souhait !

Ventes résidentielles (par rapport à la même période l'an dernier)

3e trimestre de 2015 : 43 (+ 5 %)

12 derniers mois : 195 (+ 10 %)

Unifamiliales

3e trimestre de 2015 : 28 (n.d.)

12 derniers mois : 138 (+ 12 %)

Copropriétés 

3e trimestre de 2015 : 15 (n.d.)

12 derniers mois : 52 (+ 21 %)

Plex

3e trimestre de 2015 : 0 (n.d.)

12 derniers mois : 5 (n.d.)

Source : FCIQ, par le système Centris

En chiffres

18 208

Nombre d'habitants

19 %

Proportion de personnes âgées de 65 ans et plus, comparativement à 16 % dans l'ensemble de l'île de Montréal

20 %

Proportion de la population qui ne parle que l'anglais, comparativement à 8 % qui ne parlent que le français 

57 %

Proportion des ménages où on parle uniquement anglais à la maison

27 %

Proportion de la population qui n'est pas née au Canada

Source : Statistique Canada

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