Louer un bureau pour 30 minutes ou plus

Être travailleur autonome et rencontrer des clients dans... (PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Être travailleur autonome et rencontrer des clients dans un café n'est pas toujours l'idéal. C'est de là qu'est venue l'idée de l'application Breather qui permet de louer un espace de bureau à l'heure, par exemple.

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Alexandra Posadzki
La Presse Canadienne
Toronto

Une nouvelle application pour appareils mobiles permet aux utilisateurs de réserver un espace de travail privé «pour 30 minutes, quelques heures ou une journée complète» à Montréal, Ottawa, San Francisco ou New York - et bientôt à Toronto.

Les concepteurs de l'application visent le marché des travailleurs autonomes, qui ont parfois besoin d'un espace pour rencontrer des clients - ailleurs que dans un café bruyant ou bondé.

Sarah Lazar, une graphiste montréalaise à son propre compte, en sait quelque chose. Comme elle ne peut se payer un bureau permanent, la jeune femme donnait parfois rendez-vous à ses clients dans un café. La dernière fois, l'expérience a été, disons, plutôt malheureuse. «Il n'y avait plus de places pour s'asseoir, des gens toussaient à se cracher les poumons (...) J'étais très mal à l'aise», raconte-t-elle.

L'application «Breather» vise précisément cette clientèle de jeunes travailleurs autonomes ou de travailleurs à domicile, avec une cinquantaine d'espaces offerts à la demi-heure ou à la journée - on espère en offrir 200 d'ici juillet. Bien que le concept prenne de l'ampleur aux États-Unis, il semble que Breather soit l'une des seules du genre au Canada.

Breather offre à ses clients un petit espace, habituellement au centre-ville, pour des tarifs allant de 15 à 40 $ l'heure, selon la ville, l'espace choisi et la période de la journée. Les espaces de bureau proprement dits sont meublés et offrent l'accès sans fil à l'Internet. L'utilisateur reçoit par son téléphone un code temporaire permettant de déverrouiller la porte du bureau - une pratique semblable à celle utilisée pour louer une voiture en auto-partage, par exemple.

Julien Smith, un des deux cofondateurs de Breather, avait griffonné un jour l'idée de cette application sur une serviette de cocktail en attendant un ami au bar, en 2013. Depuis, son entreprise a réuni plus de 7 millions $ en capital de risque. L'entrepreneur continue sa quête pour augmenter le réseau, en recherchant des espaces sous-utilisés dans des immeubles de bureaux. Habituellement, les revenus de location sont partagés entre le propriétaire de l'immeuble et Breather.

Et alors que les clients de la compagnie sont habituellement des travailleurs autonomes, les espaces sont parfois utilisés à des fins moins conventionnelles, relate M. Smith. Certains chefs d'entreprises ont ainsi voulu prendre une petite sieste entre deux vols, ou s'octroyer un moment pour allaiter bébé au sein.

Sarah Lazar, elle, a trouvé grâce à cette application des espaces «inspirants» qu'elle n'aurait pas les moyens de se payer sur une base permanente. «Je ne pourrais pas avoir un bureau aussi beau, aussi bien meublé», dit-elle.

Alors que la «consommation collaborative» est de plus en plus populaire, surtout au sein de la «génération Y» - autopartage, Airbnb, Uber, location entre particuliers -, des observateurs prédisent un changement radical dans le secteur des espaces de bureaux.

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