Un été sans tracas: le retour des plantes au salon

Lorsque l'air frais va s'installer, il faut rentrer les... (Photo Sarah Mongeau-Birkett, Archives La Presse)

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Lorsque l'air frais va s'installer, il faut rentrer les plantes quand la température nocturne descend sous les 10 °C.

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Pendant tout l'été, l'équipe de Maison vous a donné des trucs pour entretenir votre cour et votre maison sans souci, afin de bien profiter de la belle saison. Pour conclure cette série: à quel moment faut-il rapatrier nos plantes à l'intérieur, et quelles annuelles peuvent survivre à l'hiver?

L'été, nos plantes d'intérieur prennent volontiers un bain de soleil sur le balcon. Mais le beau temps n'est pas éternel et il va falloir songer à remettre nos verdures au salon lorsque l'air frais va s'installer...

L'horticulteur Benoit Godin est formel: il faut rentrer les plantes quand la température nocturne descend sous les 10 °C. «Ça varie d'une année à l'autre, mais ça tourne habituellement autour de la fin de septembre ou du début d'octobre», évalue M. Godin, qui est aussi propriétaire de la boutique Vertuose, boulevard Saint-Laurent.

Avant de rentrer les plantes, il faut s'assurer qu'aucun insecte ou parasite ne les a envahies pendant qu'elles étaient exposées aux éléments. Parfois, une inspection visuelle suffit à s'en assurer: les feuilles seront marquées de petites taches, ou alors, elles seront enveloppées d'une mousse blanche dans le cas de la cochenille farineuse.

De façon préventive, on peut faire un traitement avec un savon insecticide. Ces produits se trouvent facilement dans tout bon centre de jardin.

En savonnant, il faut prendre soin de vaporiser aussi le dessous des feuilles, où les insectes aiment particulièrement se loger. «C'est plus facile pour les petits insectes piqueurs suceurs de se nourrir sous la feuille que dessus», précise M. Godin.

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Au moment propice, on peut simplement rentrer les plants mères des géraniums à l'intérieur, mais il existe également d'autres options.

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Lorsque les plantes sont prêtes à rentrer dans la maison, on fait la migration d'un seul coup. Puisque le changement nécessitera une phase d'adaptation, on ne veut pas les brusquer plus d'une fois.

«C'est normal qu'elles aient un petit choc, parce qu'on vient de réduire leur apport en lumière et elles doivent se réaclimater à l'intérieur, ajoute M. Godin. La lumière est beaucoup plus intense dehors, surtout pendant l'été.»

Les plantes vont peut-être perdre quelques feuilles dans le processus. Résilientes, elles se réhabitueront vite à leur nouvel environnement... Jusqu'à l'été prochain!

Et les annuelles?

Certaines plantes dites «annuelles» chez nous - dont le cycle de vie est censé durer une seule année - sont en fait des vivaces sous d'autres climats. Elles ne peuvent donc pas survivre à nos hivers rudes si on les laisse dehors... mais dans certains cas, on peut les rentrer pendant la saison froide, en attendant que l'été revienne. Cette façon de faire évitera de racheter des plants le printemps suivant.

Mais attention, on n'obtiendra pas de résultats spectaculaires avec toutes les variétés. En fait, cela fonctionnera surtout avec les géraniums, indique Marie-France Larochelle, préposée aux renseignements horticoles au Jardin botanique.

Avant de rentrer les plantes à l'intérieur, il... (Photo Thinkstock) - image 3.0

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Avant de rentrer les plantes à l'intérieur, il faut s'assurer qu'aucun insecte ou parasite ne les a envahies pendant qu'elles étaient exposées aux éléments. De façon préventive, on peut faire un traitement avec un savon insecticide.

Photo Thinkstock

Dans le cas des annuelles, il vaut mieux les rentrer avant que les nuits deviennent trop fraîches, donc dès maintenant ou au début du mois de septembre. On veut surtout éviter un contraste trop marqué entre les deux environnements.

«Il faut choisir un moment où les conditions extérieures et intérieures sont à peu près similaires, pour que les plantes réagissent mieux. En fait, on veut que ça passe presque inaperçu pour elles!»

Au moment propice, on peut simplement rentrer les plants mères à l'intérieur, mais il existe également d'autres options. «On peut aussi faire des petites boutures, qui s'enracinent très facilement», note Mme Larochelle.

Pour ce faire, il suffit de couper une tige de géranium d'environ 10 cm, dotée d'au moins une paire de feuilles. S'il y a une fleur sur cette tige, on devrait l'enlever. On plante ensuite la tige dans un contenant préalablement rempli de terreau de rempotage. On peut mettre deux boutures par pot si on le souhaite.

Il ne reste plus qu'à placer le pot de géraniums - ou ses boutures - près d'une fenêtre jusqu'au printemps prochain. Toutefois, les plants ne seront pas aussi luxuriants que pendant l'été, prévient Mme Larochelle. «L'hiver, ils s'étiolent un peu et ils arrêtent de fleurir.» Aussi, leur floraison risque d'être plus tardive l'été suivant: «Il faut faire preuve d'un peu de patience. On n'a pas les mêmes conditions que les pépiniéristes!»

On peut tenter le même processus avec des plantes (non fleuries) comme le dracaena, ou encore le phormium, dit «lin de Nouvelle-Zélande».

Bonne nouvelle, pour finir: certaines fines herbes peuvent aussi se transporter à l'intérieur. Oubliez le basilic, mais le romarin et le laurier sauce, par exemple, feront des merveilles pendant les mois froids, assure Mme Larochelle. «Ça me permet d'avoir des fines herbes fraîches tout l'hiver!», conclut-elle.




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