La protection hivernale des rosiers

On butte le pied du rosier avec de...

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On butte le pied du rosier avec de la terre, on taille les branches légèrement, assez pour qu'elles puissent rentrer dans un cône à rosier, et on pose le cône à rosier. C'est la méthode la plus populaire mais la moins efficace.

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<p>Larry Hodgson</p>
Larry Hodgson
Collaboration spéciale, Le Soleil

Il n'y a pas si longtemps, le rosier le plus vendu au Québec était l'hybride de thé. Cette plante à grosses fleurs voyantes n'est pas assez rustique pour notre région (elle est de zone 7 ou 8, nous sommes en zone 4) et demande donc une protection hivernale importante si l'on veut qu'elle ait la moindre chance de passer l'hiver. D'ailleurs, malgré cette protection, on la perd souvent.

De nos jours, la catégorie de rosier la plus populaire au Québec est le rosier arbustif. Ce rosier est de rusticité variable, mais la plupart sont de zone 2 ou 3, donc amplement rustiques pour notre région. Aucune protection hivernale n'est donc requise. Mais force est de constater que bien des jardiniers protègent quand même leurs rosiers rustiques ! Il est difficile de comprendre pourquoi, puisque cela n'est d'aucune utilité, car leur raison d'être même est qu'ils poussent en région froide sans la moindre attention hivernale. Clarifions donc la situation ici.

Rosiers qui ont besoin de protection hivernale : hybrides de thé ; grandifloras ; floribundas et polyanthas (la plupart) Pour ces rosiers, quatre méthodes de protection hivernale sont possibles : On butte le pied du rosier avec de la terre, on taille les branches légèrement, assez pour qu'elles puissent rentrer dans un cône à rosier, et on pose le cône à rosier. C'est la méthode la plus populaire et la moins efficace. Le taux de perte hivernale est important. On recouvre le rosier avec un tapis de géotextile plastifié (de type Arbotex plastifié), étalant normalement le tapis sur toute la plate-bande et le maintenant en place avec des piquets. On taille les rosiers assez sévèrement auparavant pour pouvoir poser le géotextile sans les briser.

Le taux de succès est meilleur qu'avec le cône à rosier. Malheureusement, les rosiers ayant été sévèrement rabattus à l'automne, ils ne reprennent pas une belle forme l'été suivant et paraissent alors chétifs et inégaux. On creuse une tranchée aussi longue que le rosier est haut et de 45 cm de profondeur et l'on couche le rosier dedans, le recouvrant après avec la terre prélevée. Idéalement on ne le taille pas (tailler un rosier à l'automne est nuisible à sa santé). C'est la technique la plus efficace pour la survie des rosiers non rustiques.

Le taux de survie est presque de 100 %. Par contre, c'est beaucoup de travail que de creuser des tranchées partout dans la plate-bande tous les automnes et de déterrer et remettre debout les rosiers au printemps. On déterre et empote le rosier et le conserve dans un caveau ou chambre froide pour l'hiver. Très bon taux de réussite, mais exige aussi beaucoup d'efforts. Il y a aussi beaucoup de rosiers grimpants qui ont besoin de protection hivernale... mais d'autres sont rustiques sans protection.

Idéalement vous vous êtes informé si votre rosier grimpant est rustique ou non au moment de l'achat. Si vous ne le savez pas cependant, on peut dire que, en général, si votre rosier grimpant ressemble à un hybride de thé, avec des tiges peu ramifiées, une protection hivernale sera nécessaire. S'il ressemble plutôt à un grand arbuste, portant une profusion de branches secondaires, il est probablement très rustique et aucune protection hivernale ne sera nécessaire.

Pour protéger les rosiers grimpants non rustiques, il y a deux méthodes : On détache le plant et on le couche sur le sol, le recouvrant avec un géotextile plastifié (Arbotex). On creuse une tranchée de 45 cm pleine longueur dans le sol (donc souvent de deux à quatre m) et l'on couche le rosier dedans, le recouvrant de la terre prélevée. Au printemps, on déterre le rosier et on l'attache de nouveau sur son support.

Rosiers qui n'ont pas besoin de protection hivernale : rosiers arbustifs (la majorité) ; rosiers miniatures et rosiers grimpants rustiques (notamment les rosiers Explorateurs) Aucune protection, cela veut dire aucune protection. Il est inutile de les emballer de jute ou de géotextile, et même nuisible de les emballer de plastique. Il n'est surtout plus nécessaire de les tailler à l'automne (l'automne n'est pas la bonne saison pour tailler les rosiers ; on taille les rosiers non rustiques à l'automne que pour les faire entrer dans leur protection hivernale, même si cela leur est nuisible). J'espère que ce texte aidera à clarifier les choses et que les rosiers rustiques notamment n'auront plus à subir des protections inutiles posées par des jardiniers forcenés qui «ne savaient pas» et qui souvent les brisent ou les abîment.




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