Comment bien composter

Le patrouilleur Dimitri Pezin en train de verifier... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

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Le patrouilleur Dimitri Pezin en train de verifier le contenu des bacs bruns.

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La crainte d'attirer des mouches et de devoir endurer des odeurs nauséabondes vous empêche de mettre de côté vos résidus alimentaires? Voici quelques trucs pour vous faciliter la tâche et éviter tout désagrément.

Sus aux odeurs

Saupoudrer du bicarbonate de soude directement sur les aliments aide à contrôler les odeurs, indiquent les membres de l'équipe de Ville en vert, dans Ahuntsic-Cartierville. Placer un bouchon de liège, coupé sur le sens de la longueur, à côté du petit bac permettra par ailleurs d'éloigner les mouches à fruits, précisent-ils.

Garder au frais

Amélie Côté, qui tient le blogue Bric à bacs, garde les matières compostables au frais, surtout l'été. Elle les conserve dans son congélateur, dans un grand pot de crème glacée. Juste avant la collecte, elle verse le contenu (qui aura eu le temps de dégeler) dans du papier journal. Surtout, rappelle-t-elle, il ne faut pas oublier de sortir le bac brun toutes les semaines...

Rechercher l'ombre

Mieux vaut aussi ne pas placer le bac brun au gros soleil, souligne Christelle Papineau, directrice des communications et de la programmation de la Maison du développement durable, qui donne plein de trucs à faire chez soi, dans la section Ma maison durable. « Il faut se mettre des notes et penser à sortir le bac, sinon cela va devenir un irritant », renchérit-elle.

Utiliser les bons sacs

Mettre des sacs compostables dans le petit bac, placé à côté de la poubelle sous l'évier, facilite la tâche, font remarquer les membres de l'équipe de Ville en vert. Il devient alors aisé de faire le tri et de mettre les matières compostables à la bonne place. Les sacs compostables certifiés par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) ne sont toutefois pas acceptés partout. À ne pas confondre avec les sacs d'emplettes dégradables et oxobiodégradables, qui sont proscrits. Les sacs de papier, quant à eux, sont acceptés sans restriction, sans être obligatoires.

Faciliter le nettoyage

Pour absorber les liquides, le fond du mini bac, placé sous l'évier, pourrait être couvert d'un papier journal, peut-on lire dans Le plan de match, le très dynamique guide de collecte des matières organiques produit par la Ville de Laval. Pour diminuer les odeurs, on y recommande d'alterner les couches de résidus alimentaires et celles de matières sèches (cartons, journaux, etc.)

Laver, laver, laver

Évidemment, rien ne vaut un bon lavage régulier avec de l'eau et du vinaigre ou du détergent doux, de préférence biodégradable, pour éviter toute prolifération de petites bestioles indésirables et éviter des odeurs persistantes.

Et vous?

Récupérez-vous d'emblée les matières recyclables et organiques ou, au contraire, ne sentez-vous aucun besoin de faire des gestes pour l'environnement? Identifiez lequel de ces portraits vous définit le mieux.

L'ambassadeur

Sent une obligation morale de faire quelque chose pour l'environnement et juge que cela vaut la peine de faire des gestes. Ne voit presque aucune barrière à gérer les matières résiduelles à la maison. Disposé à en faire plus.

Le vert engagé

Est favorable aux questions environnementales et agit en conséquence. Trouve facile la récupération des résidus alimentaires, mais perçoit plus négativement que l'ambassadeur le nettoyage des matières sales, les odeurs associées aux résidus alimentaires et la présence de mouches.

Le vert disposé

Estime que ses gestes valent la peine. Récupère les matières recyclables davantage que la moyenne. Se situe dans la moyenne quant au recours aux écocentres et points de collecte autorisés, ainsi que la participation à la collecte de résidus alimentaires. Mais est sensible à ses inconvénients.

Le réfractaire au compostage

Contribue dans la moyenne à la récupération de matières recyclables (dans le bac et aux points de collecte), mais n'a aucun intérêt pour la collecte de résidus alimentaires. Adhère peu aux principes de réduction et de réutilisation. Partage peu les préoccupations environnementales.

L'utilitariste

Participe dans la moyenne aux collectes de matières recyclables et compostables, mais est particulièrement sensible à leurs côtés négatifs. A moins recours aux écocentres et points de collecte autorisés. Est prêt à en faire plus, surtout s'il y trouve son compte. Est locataire dans une plus forte proportion.

Le passif

Recycle moins que la moyenne et est particulièrement sensible aux côtés négatifs de la récupération de matières recyclables. Est en retard quant à l'utilisation des écocentres et points de collecte. Pourtant, se situe dans la moyenne en ce qui a trait à la récupération de résidus alimentaires.

Le désengagé

A le plus faible taux de participation aux collectes de matières résiduelles et est fermé aux 3RV (Réduction à la source, Réemploi, Recyclage et Valorisation). Affiche une attitude habituellement négative face aux questions environnementales. Est sceptique quant à l'urgence d'agir.

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Source: Le portrait des comportements et des attitudes des citoyens québécois à l'égard des 3RV, étude réalisée par la firme de recherches et sondages SOM, à la demande de RECYC-QUÉBEC, dévoilée en 2015




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