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Acheter une maison pour trois générations

Depuis que Diane, la grande tante d'Éric (le... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

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Depuis que Diane, la grande tante d'Éric (le père), habite sous le même toit que toute la famille, Diane (la mère), Xavier (12 ans), Audrey (10 ans) et Chloé (7 ans) filent un parfait bonheur.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

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On peut bien sûr déménager plutôt que de rénover quand on veut accueillir un parent vieillissant. Mais mieux vaut se poser les bonnes questions avant d'aller de l'avant.

Pour passer d'une résidence individuelle à une intergénérationnelle, certains évitent l'étape des travaux. Une bonne affaire? C'est possible. Il reste que les résidences intergénérationnelles sont chères, leur conformité est parfois incertaine et la revente peut être difficile.

Le courtier immobilier Jean-Claude Bertrand parle de deux types d'«intergénérationnelles» qu'on peut retrouver sur le marché. «L'offre actuelle est surtout composée de maisons individuelles dont le sous-sol est aménagé en appartement de style trois-pièces.» Moins lumineux et plus humide, un logement au sous-sol comporte son lot de désavantages. Le coût d'acquisition est plus bas, mais la présence d'un escalier peut aussi devenir un élément irritant majeur. À partir du moment où les capacités physiques du locataire ne permettent plus des déplacements sûrs, tout le concept intergénérationnel doit être revu.

«L'autre type «d'intergénérationnelles», ce sont les propriétés dont le deuxième logement est juxtaposé au corps principal de la maison. Celles-ci sont habituellement plus chères parce qu'elles demandent un plus grand terrain, mais la lumière du jour est abondante et on profite d'un accès au niveau du sol», ajoute le spécialiste.

Conforme ou pas?

À l'achat d'une maison intergénérationnelle, M. Bertrand invite à la prudence. «Plusieurs maisons inscrites comme intergénérationnelles ne sont pas réglementaires, tout particulièrement lorsque des logements sont aménagés dans les sous-sols. Certaines ne respectent pas les normes de sécurité en cas de sinistre alors que d'autres ont été construites sans permis dans des quartiers où il est interdit d'avoir ce type de propriété.» Une validation de la conformité auprès de la municipalité et du service des incendies permet d'en avoir le coeur net et évite bien des ennuis.

Patienter pour trouver un acheteur

Malgré le vieillissement de la population, la demande de dessins pour des projets d'aménagement de maisons intergénérationnelles n'a pas bougé. «C'est très stable depuis une dizaine d'années, nous avons fait plus ou moins le même nombre de projets d'année en année dans la grande région de Montréal», explique Sylvain Charette, designer et propriétaire des Agences Longueuil, St-Jean, Suroît et Gatineau pour le compte de Dessins Drummond inc.

En effet, même si le Québec compte de plus en plus d'aînés, la demande pour les maisons intergénérationnelles demeure pratiquement inchangée. Selon les chiffres fournis par la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ), par l'entremise du système Centris, la part de marché des maisons intergénérationnelles est restée sous la barre des 2% entre 2008 et 2013, tandis que le délai de vente est passé de 96 à 123 jours pour la même période.

«Au moment de la mise en vente, il faut savoir que c'est un type de construction très personnalisé. C'est pourquoi trouver un acheteur pour ce genre de résidence peut être difficile, surtout dans des secteurs où l'offre dépasse la demande. Pour rester compétitif, on doit baisser les prix, et l'argent investi pour aménager les espaces n'est pas toujours récupéré», explique Jean-Daniel Clément, courtier immobilier agrée et président de l'agence immobilière J.D. Clément.

La maison intergénérationnelle est plus populaire près des grands centres et peut être difficile à revendre en région, car, selon M. Clément, le phénomène demeure assez marginal. «Le prix des maisons individuelles loin des zones urbaines demeure relativement accessible. Comme ce n'est pas trop dispendieux de se loger, l'option de rénover ou de déménager pour avoir une "intergénérationnelle" est rarement envisagée», souligne le courtier, dont l'agence couvre le territoire de la Petite-Nation, situé entre Montréal et Gatineau.

Selon Jean-Claude Bertrand, les familles qui souhaitent réaliser un tel projet en ville bénéficient d'une option intéressante qui présente un rendement de l'investissement appréciable. «Le duplex ou le triplex sont des produits qui se revendent mieux qu'une maison intergénérationnelle. Ils ont aussi l'avantage indéniable de pouvoir être utilisés à des fins locatives lorsque le parent quitte la maison, ou même être repris par les enfants.»

Ventes de maisons intergénérationnelles par région administrative en 2013

Abitibi-Témiscamingue : 2

Bas-Saint-Laurent : 1

Capitale-Nationale : 27

Centre-du-Québec : 5

Chaudière-Appalaches : 7

Côte-Nord : 1

Estrie : 20

Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine : 3

Lanaudière : 174

Laurentides : 271

Laval : 82

Mauricie : 4

Montérégie : 201

Montréal : 61

Outaouais : 80

Saguenay-Lac-Saint-Jean : 7

Total : 946

Source: FCIQ, par le système Centris




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