Pollution en Chine: les bureaux de la météo interdits d'alerte

La Chine a interdit aux bureaux locaux de la météo d'émettre des alertes à la... (Photo Thomas Peter, archives Reuters)

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Agence France-Presse
Pékin

La Chine a interdit aux bureaux locaux de la météo d'émettre des alertes à la pollution de l'air, a rapporté la presse mercredi, une mesure officiellement destinée à éviter les annonces contradictoires, mais qui génère des soupçons.

Les villes de Chine sont régulièrement frappées par un brouillard grisâtre chargé de particules fines, très dangereuses pour la santé. La récurrence du phénomène, couplée à l'impression que la situation ne s'arrange pas, provoque la colère de nombreux Chinois.

Le niveau d'alerte le plus élevé (rouge) est décrété lorsqu'un épisode de pollution grave est prévu pour plus de 72 heures. Il peut déclencher la circulation alternée, l'arrêt de la production dans les usines ou la fermeture d'écoles.

L'Administration nationale météorologique a ordonné mardi à ses services locaux de «stopper immédiatement la publication d'alertes au brouillard de pollution», selon la photo d'une note interne publiée sur le site de microblogues Weibo.

La mesure a été prise, car «il est arrivé que les bureaux locaux de la météo et l'administration de la protection environnementale publient des informations contradictoires» sur le sujet, a déclaré un responsable de l'Administration nationale météorologique au site internet d'information The Paper.

Ce problème était notamment survenu durant une vague de pollution à Pékin aux alentours de Noël 2015. Les deux services avaient émis des alertes de niveaux différents.

Un mécanisme commun sera désormais mis en place afin de déterminer quel service décrétera chaque alerte, a indiqué le responsable, cité par The Paper.

Une annonce accueillie avec scepticisme par beaucoup d'internautes, suspicieux vis-à-vis des mesures officielles de pollution.

«Avant, ils nous trompaient séparément. Désormais, ils nous tromperont ensemble», ironise un utilisateur de Weibo.

«Même s'ils travaillent sur un système unifié d'alerte, pourquoi stopper celui qui existe?», s'interroge un autre.




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