De l'eau hautement radioactive dans un nouveau puits de Fukushima

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Un travailleur passe devant des réservoirs d'eau à la centrale de Fukushima, le 12 juin.

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Agence France-Presse
TOKYO

L'opérateur de la centrale accidentée de Fukushima a annoncé samedi avoir découvert des niveaux d'éléments radioactifs encore plus élevés que précédemment dans l'eau souterraine accumulée au pied des réacteurs, dans un nouveau puits creusé plus près de l'océan, et se dit incapable de juger si ladite eau s'écoule ou non en mer.

L'exploitant, Tokyo Electric Power (Tepco), a mesuré un niveau de 3000 becquerels par litre pour les éléments radioactifs produisant des rayons béta, comme le strontium 90, dans le liquide extrait vendredi dernier d'un nouveau point de prélèvement situé entre les réacteurs et la mer.

Ce niveau est plusieurs dizaines de fois supérieur à la dose limite admise pour de l'eau de mer.

Initialement, Tepco indiquait que l'eau s'était accumulée là où elle avait été prélevée la première fois, c'est-à-dire en un point plus éloigné de l'océan, et n'était pas allée plus loin.

Un renforcement des contrôles montre que tel n'est sans doute pas le cas, puisque le niveau relevé dans le nouveau puits est plus de deux fois supérieur au précédent prélèvement effectué plus en amont.

Sur le fait que la radioactivité de l'eau souterraine à proximité du Pacifique soit plus élevée, Tepco répond: «nous ne connaissons pas la raison, mais l'eau de mer analysée, elle, ne montre pas d'augmentation des niveaux de radioactivité».

La compagnie se garde cependant cette fois d'être trop affirmative et indique «ne pas pouvoir actuellement juger si l'eau radioactive s'écoule ou non dans l'océan voisin».

Tepco promet de renforcer les contrôles.

La centrale Fukushima Daiichi a été ravagée par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est de l'archipel.

La coupure de l'alimentation électrique provoquée par la déferlante a engendré un arrêt des systèmes de refroidissement du combustible qui a fondu dans trois des six réacteurs du site, d'où la présence de nombreux éléments radioactifs alentour.

Les quelque 3000 travailleurs sur place y découvrent petit à petit l'ampleur des dégâts tout en se battant pour que les pépins qui surviennent régulièrement ne dégénèrent pas en situation incontrôlable.

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