Payer pour jeter: forte baisse des déchets à Beaconsfield

À Beaconsfield, depuis l'introduction en janvier de la... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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À Beaconsfield, depuis l'introduction en janvier de la tarification incitative, les premiers résultats permettent de constater une forte baisse de la quantité de déchets produits mis à la rue.

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Le projet de faire payer les résidants de Beaconsfield chaque fois qu'ils sortent leurs ordures porte ses fruits. Depuis l'introduction en janvier de la tarification incitative, les premiers résultats permettent de constater une forte baisse de la quantité de déchets produits mis à la rue. Malgré les progrès observés dans les villes ayant adopté le « payer pour jeter », Montréal ne prévoit toujours pas adopter cette méthode.

La moitié moins de déchets

Depuis le 7 janvier, les résidants de Beaconsfield reçoivent une facture chaque fois qu'ils mettent leur bac à ordures à la rue. En misant sur la tarification incitative - que la ville a rebaptisée la « collecte intelligente participative » -, on souhaitait ainsi inciter les citoyens à réduire la quantité de déchets dont ils se débarrassaient. Et ça marche, selon les premiers résultats. La municipalité a envoyé au dépotoir 223 tonnes de déchets en janvier, contre 349 pour la même période l'an dernier. La baisse est encore plus marquée par rapport à janvier 2014, quand Beaconsfield avait jeté 464 tonnes de déchets.

Les bacs sortis moins souvent

Beaconsfield constate que ses citoyens sortent moins souvent leur bac à ordures depuis qu'ils reçoivent une facture à chaque collecte. En janvier, le taux de présentation - soit la part des adresses devant lesquelles les ordures avaient été mises à la rue - a baissé à 55 %, alors qu'il était de 86 % en moyenne auparavant. Ce résultat est encore meilleur que le taux de 68 % observé durant le projet-pilote, mené en 2013 et 2014. « C'est au-delà de nos attentes », se réjouit Andrew Duffield, directeur des travaux publics de Beaconsfield.

Moins de camions sur la route

La diminution de la quantité de déchets permet de réduire le nombre de camions nécessaires pour la collecte des ordures. Avant ce projet, l'entrepreneur embauché par Beaconsfield avait besoin de sept ou huit camions pour assurer la collecte. Maintenant que seulement une maison sur deux sort ses déchets en moyenne, les camions se remplissent moins vite et peuvent rouler plus longtemps avant d'avoir à se rendre au terrain d'enfouissement. Ainsi, l'entrepreneur n'a plus besoin que de trois ou quatre camions pour assurer la collecte. Et comme la collecte est robotisée, un seul opérateur est nécessaire par camion plutôt que deux comme auparavant.

De la queue à la tête du peloton

Les efforts entrepris par Beaconsfield pour réduire la quantité de déchets produits par ses résidants ont commencé à porter leurs fruits avant l'introduction de la tarification incitative, principalement grâce à l'amélioration de la collecte des résidus verts. En deux ans à peine, la ville liée à Montréal est passée du deuxième rang des plus grands générateurs de déchets dans l'île au deuxième rang des plus faibles. Avec le nouveau système, la municipalité pourrait bien prendre les devants.

Comment ça marche?

Depuis le 7 janvier, les résidants de Beaconsfield reçoivent une facture chaque fois qu'ils mettent leur bac à ordures à la rue. En misant sur la tarification incitative - que la ville a rebaptisée la « collecte intelligente participative » -, on souhaitait ainsi inciter les citoyens à réduire la quantité de déchets dont ils se débarrassaient. Et ça marche, selon les premiers résultats. La municipalité a envoyé au dépotoir 223 tonnes de déchets en janvier, contre 349 pour la même période l'an dernier. La baisse est encore plus marquée par rapport à janvier 2014, quand Beaconsfield avait jeté 464 tonnes de déchets.

La baisse se maintient à Potton

Si la tarification incitative est répandue en Europe et aux États-Unis, Beaconsfield est seulement la deuxième ville du Québec à l'adopter. La première à l'avoir fait, le canton de Potton, en Estrie, rapporte que les gains observés à la suite de son introduction se maintiennent depuis. Ainsi, la municipalité a collecté 394 tonnes de déchets en 2015, contre 769 tonnes quatre ans plus tôt, une baisse de moitié (48 %). Les résidus n'ont pas disparu pour autant : les résultats indiquent que les citoyens ont simplement utilisé davantage leurs bacs pour la collecte des matières résiduelles et des matières organiques.

Pas sur le radar à Montréal

Malgré la réduction des déchets observée dans les villes ayant adopté la tarification incitative, Montréal n'a pas l'intention pour le moment d'adopter une telle méthode pour inciter ses citoyens à jeter moins. « La Ville de Montréal mise sur son plan de collecte des matières résiduelles afin de réduire le volume des ordures ménagères destinées aux sites d'enfouissement. Nous priorisons l'implantation de la collecte sélective et, par conséquent, la tarification sélective ne figure pas à l'agenda actuellement », explique Andrée-Anne Toussaint, attachée de presse du comité exécutif.

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