La Grande barrière de corail menacée par la pollution

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La Grande barrière de corail a évité de justesse l'année dernière d'être placé par l'UNESCO sur sa liste des sites en péril et Canberra oeuvre à un plan de préservation sur 35 ans.

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Agence France-Presse
SYDNEY

L'Australie a reconnu jeudi qu'il fallait en faire plus pour protéger la Grande barrière de corail de la pollution après la publication d'un rapport officiel qui brosse un tableau sombre de l'état du site classé au patrimoine mondial de l'humanité.

Le plus grand système corallien du monde est victime des ruissellements agricoles, du développement économique ou de la prolifération des acanthasters, étoiles de mer qui détruisent les coraux.

La Grande barrière a connu ces derniers mois son pire épisode de blanchissement en raison du réchauffement climatique. Une grande partie du récif a perdu ses couleurs et bon nombre des coraux sont morts.

Canberra assure qu'il fait beaucoup pour protéger ce site emblématique, mais le rapport annuel gouvernemental sur la qualité de l'eau, des herbiers marins et du corail lui a décerné la note « D », ce qui correspond à une « piètre » qualité, pour la cinquième année consécutive.

La Grande barrière reçoit des ruissellements émanant de 35 bassins hydrographiques sur une zone plus vaste que le Japon.

Les sédiments charriés par les eaux réduisent la luminosité, ce qui affecte l'écosystème corallien et celui des herbiers, portant atteinte à leur croissance et à leurs capacités de reproduction.

Le ministre de l'Environnement Josh Frydenberg a reconnu qu'il fallait en faire davantage pour protéger le site tout en soulignant que des progrès avaient été accomplis grâce au programme Grande Barrière 2050 du gouvernement.

Le site de 345 000 km2 a évité de justesse l'année dernière d'être placé par l'UNESCO sur sa liste des sites en péril et Canberra oeuvre à un plan de préservation sur 35 ans.

« Ce rapport montre des résultats positifs, mais aussi des zones où nous devons concentrer plus d'efforts », a dit le ministre.

L'étude porte sur 12 mois jusqu'en juin 2015.

« Près de la moitié des terrains horticoles et céréaliers des bassins hydrographiques de la Grande barrière sont déjà soumis à une meilleure gouvernance, il y a plus de travail à faire en ce qui concerne les terres d'élevage et de canne à sucre ».

Le Fonds mondial pour la nature (World Wide Fund for Nature - WWF) a réagi en demandant que des fonds supplémentaires soient consacrés au site alors que l'Australie doit rendre compte à l'UNESCO d'ici le 1er décembre des efforts entrepris.

« Ce qui fait peur, c'est que cet échec porte sur une période antérieure à l'épisode de blanchissement massif qui a tué environ 22 % du corail », a déclaré Sean Hoobin, porte-parole de WWF Australia.

« Ces piètres notes successives sont la preuve supplémentaire que les programmes et financements actuels de la lutte antipollution sont largement inférieurs aux besoins ».

Le gouvernement australien a engagé plus de deux milliards de dollars australiens sur les dix prochaines années.

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