Énergie Est: des étudiants s'en prendront au NPD et au PLC

Le groupe Étudiants contre les oléoducs (ÉCO) entend... (PHOTO ULYSSE LEMERISE, COLLABORATION SPÉCIALE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le groupe Étudiants contre les oléoducs (ÉCO) entend perturber les activités des deux principaux partis de l'opposition fédéraux d'ici la prochaine campagne électorale. Contrairement au Parti conservateur du Canada et à l'industrie pétrolière, libéraux et néo-démocrates pourraient changer d'avis sur Énergie Est, croient les militants.

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Une coalition d'associations étudiantes québécoises forte de leurs 100 000 membres promet de marquer les activités de Justin Trudeau et Thomas Mulcair par des «actions directes non violentes» afin qu'ils renoncent à appuyer l'oléoduc Énergie Est.

Ils annonceront aujourd'hui le lancement de leur campagne, a appris La Presse.

Le groupe Étudiants contre les oléoducs (ÉCO) entend perturber les activités des deux principaux partis de l'opposition fédéraux d'ici la prochaine campagne électorale. Contrairement au Parti conservateur du Canada et à l'industrie pétrolière, libéraux et néo-démocrates pourraient changer d'avis sur Énergie Est, croient les militants.

Pour l'instant, «les deux partis d'opposition sont favorables au projet, qui va complètement à l'opposé des obligations du Canada quant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre», a indiqué Anthony Garoufalis-Auger, porte-parole du groupe. 

«On a une chance de les faire changer de position avant les prochaines élections en mettant de la pression», a-t-il dit. 

L'oléoduc Énergie Est, mis de l'avant par l'entreprise TransCanada, transporterait le pétrole des sables bitumineux de l'Alberta vers des terminaux portuaires situés sur la côte est du Canada. Thomas Mulcair a déjà décrit l'idée générale d'un oléoduc ouest-est comme une option « sensée », alors que Justin Trudeau a clairement donné son appui à ce projet. Les deux politiciens nuancent toutefois leur position en disant souhaiter un consensus des provinces touchées, ainsi que des analyses environnementales.

«Au Canada, les compagnies pétrolières ont tellement de pouvoir que les partis politiques se sentent obligés de soutenir leurs projets», a déclaré M. Garoufalis-Auger.

L'exemple Northern Gateway

Le porte-parole d'ÉCO a indiqué que son groupe aurait recours à des «actions directes non violentes» pour faire entendre son message. Il pourrait s'agir, par exemple, de perturbations d'activités publiques, de piquetage ou encore de désobéissance civile. «Ça va être nécessaire qu'on soit là et qu'on montre du doigt [le NPD et le PLC] dans leurs réunions ou dans leurs événements », a-t-il dit.

Dans le cadre de campagnes contre les oléoducs, ce type d'interventions directes «a été utilisé avec succès en Colombie-Britannique et aux États-Unis», a ajouté le militant, faisant notamment référence aux actions de perturbation visant l'oléoduc Northern Gateway, sur la côte Ouest.

Il a indiqué que la nature exacte des actions et leur répartition dans le temps d'ici aux prochaines élections seraient décidées par un comité interne: «C'est en discussion et on ne va pas les divulguer.»

La Coalition ÉCO regroupe notamment les associations étudiantes qui représentent la majorité des étudiants de l'Université McGill, de l'Université Concordia et de l'Université de Sherbrooke. L'association provinciale des étudiants en médecine lui a aussi donné son appui. Elle lancera demain une campagne de financement public sur l'internet et espère recueillir 60 000$ en trois semaines.

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