Nouveau-Brunswick: nouvelles règles pour le gaz de schiste

Les opposants à l'exploration du gaz de schiste... (Photo archives La Presse)

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Les opposants à l'exploration du gaz de schiste sont opposés à la pratique de la fracturation hydraulique, qui utilise de grandes quantités d'eau et des produits chimiques pour fracturer les couches de roche pour libérer le gaz emprisonné.

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Gaz de schiste
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Kevin Bissett
La Presse Canadienne
Fredericton, Nouveau-Brunswick

Le Nouveau-Brunswick a élaboré de nouvelles règles pour encadrer l'industrie du gaz de schiste.

Le gouvernement provincial a publié vendredi 97 règles en matière d'énergie destinées à protéger l'environnement et la création d'emplois. Le ministre de l'Énergie et des Mines, Craig Leonard, a assuré que ces règles allaient permettre de protéger l'eau de la province et les propriétaires fonciers.

«Il y a un potentiel pour une très grande industrie ici, et voilà pourquoi nous estimons qu'il y a un réel besoin d'adopter une approche progressive pour s'assurer que tout est accompli de façon responsable», a-t-il déclaré. «De l'autre côté, nous devons aller de l'avant en raison des avantages économiques et des perspectives d'emplois qui pourraient être très importants».

Le ministre déclarait à l'Assemblée législative, l'automne dernier, que le Nouveau-Brunswick pourrait receler suffisamment de gaz de schiste pour combler les besoins énergétiques de la province pour les 100 prochaines années. Il a plus tard précisé que ces affirmations n'avaient pas encore été prouvées.

En vertu des nouveaux règlements provinciaux, les puits d'exploration devront avoir une double coque pour protéger les eaux souterraines. De plus, l'utilisation de bassins à ciel ouvert pour le stockage des eaux usées ne sera pas autorisée.

Si l'approvisionnement en eau est compromis, la province se chargera de régler le problème et se fera rembourser par la compagnie gazière ou pétrolière responsable.

Les opposants à l'exploration du gaz de schiste sont opposés à la pratique de la fracturation, qui utilise de grandes quantités d'eau et des produits chimiques pour briser les couches de roche afin de libérer le gaz emprisonné. Ils soutiennent que la fracturation va compromettre les eaux souterraines, ce que conteste l'industrie.

«Il s'agit d'un geste économique désespéré», a estimé Stephanie Merrill, du Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick, qui dit craindre les impacts que l'industrie pourrait avoir sur les changements climatiques.

L'élaboration de ces règles a fait suite à la publication en mai dernier d'un document de travail et d'une consultation publique.

Phil Knoll, le président de Corridor Resources, a qualifié d'«onéreuses» les nouvelles règles. «Nous avons des craintes dans plusieurs domaines», a-t-il déclaré.

Du côté des Premières Nations, la chef Candice Paul, de la communauté de St.Mary, soutient que les groupes autochtones n'ont pas été consultés et pourraient agir pour bloquer l'exploration gazière.

«Nous tenterons d'obtenir une injonction, nous avons les partisans d'Idle No More, nous avons toutes sortes de groupes environnementaux qui s'inquiètent, et nous ferons ce qui sera nécessaire pour stopper cela», a-t-elle prévenu.

Le ministre Leonard a précisé qu'il discuterait avec les Premières Nations au cours des prochains mois, alors que le gouvernement met sur pied un plan de développement pétrolier et gazier qui doit être divulgué ce printemps.

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