La France à l'heure des énergies renouvelables et des «obligations vertes»

Paris veut doubler sa production d'électricité issue des... (PHOTO REGIS DUVIGNAU, REUTERS)

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Paris veut doubler sa production d'électricité issue des parcs éoliens terrestres et tripler la part du solaire photovoltaïque.

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Agence France-Presse
PARIS

La France, très dépendante du nucléaire, veut augmenter la part des énergies renouvelables et sera le premier pays à émettre des «obligations vertes» («green bonds») pour financer des projets environnementaux, a annoncé lundi le président François Hollande.

Le président français a par ailleurs confirmé la fermeture de Fessenheim, la plus ancienne centrale nucléaire du pays, située à la frontière avec l'Allemagne et la Suisse. Le décret entérinant cette décision «sera pris cette année», a déclaré le chef de l'État, sans préciser la date de la fermeture effective.

Le chef de l'État s'exprimait lors d'une conférence environnementale sur la transition énergétique en France, qui s'est ouverte lundi, trois jours après la signature par plus de 170 pays à New York de l'accord sur le climat, scellé en décembre lors de la COP21 à Paris.

Réitérant son engagement de réduire à 50 % la part d'électricité d'origine nucléaire, contre 75 % aujourd'hui, à l'horizon 2025, le président Hollande a souligné que «cela suppose de faire d'abord monter les renouvelables encore plus rapidement».

En matière d'énergies renouvelables, la France n'est qu'en 16e position en Europe.

Paris veut doubler sa production d'électricité issue des parcs éoliens terrestres et tripler la part du solaire photovoltaïque. Dans la production de chaleur, la part des renouvelables (bois, biomasse, géothermie, etc.) devra augmenter de plus de 50 %.

Parallèlement, le géant français de l'électricité EDF devra proposer après 2018 «la fermeture de certaines centrales» nucléaires et «la prolongation d'autres», a déclaré M. Hollande.

Ces propositions d'EDF interviendront après l'avis de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) sur «l'état du parc» nucléaire français, attendu fin 2018, a-t-il précisé.

«Fermer des centrales n'est pas une décision qui s'improvise», a souligné M. Hollande, précisant que ces fermetures «doivent se faire selon un calendrier précis, dans le respect des personnels, des territoires et de nos engagements en matière de climat».

En ce qui concerne Fessenheim, «les discussions sont en cours entre l'État et EDF sur les conditions de cette opération et notamment sur l'indemnisation», que l'État devra verser aux actionnaires de la centrale (EDF, mais aussi l'allemand EnBW et les suisses Alpiq, Axpo et BKW), a ajouté le président français.

M. Hollande a par ailleurs annoncé que la France serait le premier pays à émettre des «obligations vertes» («green bonds») pour financer des projets environnementaux.

«Paris pourrait devenir leader de la finance verte», s'est réjoui Pascal Canfin du WWF France.

En espérant entraîner dans son sillage d'autres pays, la France va également mettre en place «un prix plancher» pour la tonne de carbone, un outil indispensable pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, principalement dues aux énergies fossiles.

Paris entend aussi oeuvrer pour la réforme du marché carbone européen, entravé par des prix trop bas (quelques euros la tonne).

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