Réchauffement climatique: vers l'année la plus chaude

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Si la tendance se maintient, 2015 pourrait même être l'année la plus chaude de l'histoire moderne.

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Même si les Québécois ne profitent pas d'un été particulièrement chaud cette année - à l'exception de cette semaine -, des records historiques de chaleur ont été fracassés au mois de juillet dans le reste du monde, a dévoilé hier la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Juillet 2015 est même le mois le plus chaud à avoir été enregistré sur la planète en 136 ans de données.

Selon les scientifiques de l'agence gouvernementale américaine, la température moyenne du mois de juillet calculée partout dans le monde, incluant la surface des océans, s'est révélée être 0,81 °C au-dessus de la moyenne des températures du XXe siècle. La température moyenne du mois a ainsi été la plus élevée à être enregistrée depuis 1880, soit 16,61 °C. C'est toutefois à peine 0,08 °C de plus que le précédent record, établi en 1998. En excluant la température à la surface des océans, le mois de juillet se retrouve au sixième rang des mois de juillet les plus chauds.

Mais alors, pourquoi le temps était-il si maussade au Québec? «C'est une moyenne, nuance René Héroux, météorologue d'Environnement Canada. Il n'y a aucune obligation que toutes les stations sur la Terre soient compatibles avec ça. À certains endroits, comme dans l'est du continent, il a fait plus froid que la normale. Ça n'enlève rien aux résultats de l'analyse.»

Si la tendance se maintient, 2015 pourrait même être l'année la plus chaude de l'histoire moderne. Selon le plus récent rapport de la NOAA, les sept premiers mois de l'année ont été les plus chauds jamais enregistrés. La température moyenne calculée sur toute la surface du globe a dépassé de 0,85 °C la moyenne du XXe siècle, surpassant de peu le record de 2010.

Aux pôles, l'étendue de la calotte glaciaire était aussi 9,5% en deçà de la moyenne de 1981-2010 au mois de juillet. Elle arrive au huitième rang des plus petites calottes glaciaires estivales depuis que cette donnée est calculée.

Selon René Héroux, il n'y a pas de raisons précises qui expliquent le réchauffement marqué de cette année. «Il n'y a personne qui peut dire hors de tout doute: voici la raison pourquoi l'est de l'Amérique du Nord a été plus froid que le reste du monde. Mais il y a des hypothèses. Par exemple, avec les changements climatiques, la différence de température entre le pôle et l'équateur est maintenant moins grande, ce qui a une influence sur les vents en altitude», explique-t-il, réitérant à quel point le climat est très variable, surtout au Canada.

D'autre part, la première véritable canicule de l'été qui a frappé l'ensemble du Québec cette semaine est terminée, précise René Héroux. «En fin de semaine, nous aurons du beau temps estival avec des températures de saison et même un peu plus chaudes. La semaine prochaine, on va revenir à des températures un peu en deçà des normales de saison, sans pour autant que ce soit frais. Ça ne sera certainement pas aussi chaud que cette semaine.»

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