Tous les indicateurs climatiques au rouge

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L'Amérique du Nord a connu en 2012 vague de chaleur et sécherrese.

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Au moment où s'amorce la deuxième semaine de la conférence des Nations unies sur le climat à Doha, au Qatar, toutes les recherches et les observations les plus récentes témoignent d'un dérèglement accéléré du climat. Et d'un échec complet des tentatives de freiner le phénomène.

1. 2012, année d'extrêmes

Comme le note l'Organisation météorologique mondiale, 2012 demeurera dans les annales comme une année d'extrêmes. Vague de chaleur en mars et sécheresse en Amérique du Nord, vague de froid en Europe, moussons très fortes en Asie: la météo s'est comportée en 2012 comme si le climat était déjà soumis au nouveau régime plus chaotique que prévoient les climatologues.

2. La banquise arctique fond plus vite que prévu

On l'a vu cette année, la fonte de la banquise arctique a battu tous les records. Alors qu'on prévoyait sa disparition à la fin du siècle, il est possible que l'Arctique soit presque totalement libre de glace pendant l'été vers 2030. La disparition de la banquise accélère le réchauffement, parce que l'eau libre absorbe la chaleur du soleil, tandis que la glace en réfléchit 90% vers l'espace.

3. 2012, année chaude malgré La Niña

Les années 2005 et 2010 ont été les plus chaudes de l'histoire, et 9 des 10 années les plus chaudes jamais observées se sont produites depuis 2001. Normalement, le phénomène La Niña aurait dû empêcher l'année 2012 d'entrer au palmarès, puisqu'il produit des températures moins élevées. Mais pas cette fois, prévoit l'Organisation météorologique mondiale: l'année 2012 devrait prendre le 9e rang du palmarès des années les plus chaudes de l'histoire.

4. Le niveau des océans augmente plus vite que prévu

Une rétrospective des prévisions du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) montre que les modèles climatiques parviennent assez bien à prévoir la température, mais pas le niveau des océans. Celui-ci augmente plus vite que ne l'indiquent tous les modèles, si bien que les prévisions du GIEC devraient être revues à la hausse. Le niveau des océans augmente 60% plus rapidement que prévu - 3,2 mm par an plutôt que 2 mm. À l'horizon 2100, cela pourrait donner une hausse d'un mètre, soit deux fois plus que les prédictions du GIEC.

5. Les pôles fondent

Une recherche publiée la semaine dernière dans la revue Science a réussi à combiner plusieurs séries d'observations concernant les masses de glace polaire. La conclusion de la recherche lève toute équivoque qui pourrait subsister relativement à ce phénomène. La calotte de l'Antarctique occidental est la seule à gagner de la masse, mais pas suffisamment pour compenser les pertes du Groenland, de l'Antarctique occidental et des autres glaciers.

6. Le charbon est plus à la mode que jamais

C'est le carburant le plus néfaste pour le climat, celui qui produit le plus de gaz carbonique (CO2). Et, actuellement, 1200 centrales au charbon sont sur les tables à dessin dans le monde, dont 363 en Chine et 455 en Inde, selon le World Resources Institute. Évidemment, elles ne seront pas toutes construites, mais c'est un bon indicateur de l'attrait de l'électricité à faible coût que le charbon peut fournir.

Le pergélisol contient plus de carbone que l'atmosphère... (PHOTO IAN JOUGHIN, AP) - image 2.0

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Le pergélisol contient plus de carbone que l'atmosphère et en absorbe beaucoup, mais il pourrait devenir une source nette de carbone.

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7. La fonte des sols gelés est sous-estimée

Le pergélisol contient plus de carbone que l'atmosphère et en absorbe beaucoup, mais il pourrait devenir une source nette de carbone. C'est ce que craint le Programme des Nations unies pour l'environnement au sujet du sol gelé qui couvre un quart des terres de l'hémisphère Nord. L'ONU a d'ailleurs demandé au Canada et à la Russie d'améliorer leur surveillance de ce phénomène.

Il faut dire adieu aux Maldives, à Tuvalu... (PHOTO ARCHIVES AFP) - image 3.0

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Il faut dire adieu aux Maldives, à Tuvalu et aux autres petits paradis terrestres. Ils ont peu de responsabilité dans la crise climatique, mais en paieront le plus gros prix.

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8. Les pays insulaires disparaissent

Il faut dire adieu aux Maldives, à Tuvalu et aux autres petits paradis terrestres. Ils ont peu de responsabilité dans la crise climatique, mais en paieront le plus gros prix. Anote Tong, président de la République de Kiribati, dans le Pacifique, a lancé un nouveau cri du coeur la semaine dernière: «Est-ce que les négociations s'en préoccupent? Je ne crois pas.» «[À Kiribati], nous ne parlons pas de croissance économique ou de niveau de vie. Nous parlons de notre survie», a ajouté le président de l'archipel, en entrevue à l'Agence France-Presse.

9. Des animaux fondent dans l'océan

La communauté scientifique a mis du temps à se rendre compte du phénomène, mais les océans s'acidifient en absorbant le gaz carbonique. Et ils en absorbent beaucoup: environ 25% des émissions humaines se retrouvent dans l'eau. On soupçonnait le fait que certains organismes marins pourraient en souffrir, mais c'est maintenant confirmé. Une espèce d'escargot de mer très répandue fond littéralement dans l'océan austral, puisqu'elle est incapable de former sa coquille. D'ici 2050, de nombreuses régions des océans pourraient être trop acides pour plusieurs espèces marines.

10. Les émissions de gaz à effet de serre explosent

Malgré une petite pause en 2008 à cause de la crise économique, jamais les émissions annuelles de gaz à effet de serre (GES) n'ont augmenté plus vite qu'au cours des dernières années. Kevin Anderson, climatologue au centre Tyndall d'étude sur le climat de l'Université de Manchester, attribue le phénomène au décollage de la mondialisation économique. Les émissions de GES se sont déplacées en Asie avec les délocalisations massives des entreprises de fabrication.

 

 

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