L'effet de serre n'a pas connu de pause, selon une étude

En 2015, des chercheurs de l'Agence américaine d'observation... (ARCHIVES AFP)

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En 2015, des chercheurs de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) ont conclu que les caractéristiques mal comprises des bouées utilisées pour calculer la température des océans avaient sous-estimé de 42% l'augmentation annuelle de la température des eaux, qui était de 0,012 degré par année au lieu de 0,007.

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Il n'y a pas eu de «pause» dans le réchauffement de la planète depuis le début du millénaire, confirme une nouvelle étude américaine. La température de l'air n'a pas beaucoup bougé depuis l'an 2000, ce qui a alimenté les thèses «climatosceptiques» niant que la Terre se réchauffe à cause de l'activité humaine, notamment des émissions de gaz à effet de serre à partir de carburants fossiles. Mais les océans, eux, se sont réellement réchauffés.

«Depuis quelques années, un centre important de données océanographiques a commencé à utiliser des bouées plutôt que des navires», explique Zeke Hausfather, de l'Université Berkeley, auteur principal de l'étude parue vendredi dans la revue Science Advances, dans un communiqué de presse. «Or, les bouées se réchauffent plus rapidement que les navires quand l'océan se réchauffe au printemps. Et au départ, dans les années 50, on mesurait la température des océans en pompant de l'eau vers les instruments, qui étaient situés dans la salle des machines des navires. La chaleur des moteurs réchauffait l'eau avant que ne soit prise la température.»

En 1990, selon l'étude, 80% des données de température des océans étaient prises par des navires. En 2015, 80% de ces données étaient prises par des bouées.

Caractéristiques mal comprises

Un autre rapport était arrivé à cette conclusion en 2015. Des chercheurs de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) avaient alors conclu que les caractéristiques mal comprises des bouées avaient sous-estimé de 42% l'augmentation annuelle de la température des océans, qui était de 0,012 degré par année au lieu de 0,007.

Cette étude avait suscité une chasse aux sorcières au Congrès américain, certains élus allant jusqu'à réclamer les courriels internes des chercheurs de la NOAA. Ces courriels n'ont finalement pas été rendus publics.

L'étude de Science Advances utilise deux autres sources de données que l'étude de la NOAA - des satellites et des drones océanographiques - pour confirmer le problème des bouées.

Ces nouveaux calculs n'ont pas apaisé les climatosceptiques. M. Hausfather livre une bataille épique sur Twitter depuis vendredi avec eux.




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