Protection des aires marines: le Canada fait piètre figure

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Au Québec, seul le Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent, à l'embouchure du fjord, est considéré comme une «aire marine protégée permanente».

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La Presse Canadienne

Le Canada fait piètre figure en matière de protection de ses aires marines, selon une étude qui a comparé la façon dont les trois pays d'Amérique du Nord respectent leurs engagements.

La Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) rappelle que les États-Unis, le Mexique et le Canada se sont tous engagés à protéger au moins 10 pour cent de leur patrimoine océanique. Les aires marines protégées (AMP) sont entièrement fermées à toute activité extractive, y compris aux activités pétrolières, gazières et de pêche.

Or, des années plus tard, l'organisme constate que moins d'un pour cent de ces aires marines ont fait l'objet de mesures de protection en Amérique du Nord. Et au Canada, ce bilan s'établit à 0,11 pour cent - soit 91 fois moins que la cible de 10 pour cent fixée pour 2020. Le Canada a protégé 0,08 pour cent de ses aires marines dans l'Atlantique et 0,03 pour cent dans l'Arctique.

Au Québec, seul le Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent, à l'embouchure du fjord, est considéré comme une «aire marine protégée permanente», selon les critères d'évaluation stricts retenus, indique la SNAP. La réserve aquatique de Manicouagan, dont la protection n'est pas permanente, a été exclue des calculs dans le rapport. Elle est cependant protégée et ajoute donc 712 km2 au bilan du Québec, précise la SNAP.

Quatre autres sites majeurs sont actuellement à l'étude, mais ne bénéficient toujours pas de mesures de protection, selon la SNAP: Tawich (Baie-James), le Banc des Américains (Gaspésie), l'estuaire du Saint-Laurent et le projet des Îles-de-la-Madeleine. Ce dernier, à lui seul, permettrait d'atteindre la cible intérimaire de 10 pour cent que le Québec s'est fixée pour 2020, soutient l'organisme. Actuellement, 1,3 pour cent des aires marines québécoises seraient protégées, selon la SNAP.

Pour dresser ces bilans, la SNAP et le Marine Conservation Institute américain ont examiné des données publiques relatives aux AMP existantes fournies par les gouvernements du Canada, du Mexique et des États-Unis.

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