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Grande Barrière de corail: l'un des plus graves épisodes de blanchissement

Le blanchissement des coraux est un phénomène de... (PHOTO JAMES KERRY, AFP)

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Le blanchissement des coraux est un phénomène de dépérissement qui se traduit par une décoloration. Il est provoqué par la hausse de la température de l'eau, qui entraîne l'expulsion des algues symbiotiques qui donnent au corail sa couleur et ses nutriments.

PHOTO JAMES KERRY, AFP

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Agence France-Presse
SYDNEY

Des observations aériennes de la Grande Barrière ont révélé l'un des plus graves épisodes de blanchissement des coraux de cet écosystème australien unique, ont annoncé mardi des scientifiques.

Après avoir survolé 520 récifs en avion ou en hélicoptère entre Cairns (nord-est de l'Australie) et le détroit de Torrès, qui sépare l'Australie de l'île de Nouvelle-Guinée, les chercheurs ont parlé d'un spectacle accablant.

«Cela va changer pour toujours la Grande Barrière de corail», a déclaré à l'Australian Broadcasting Corporation Terry Hughes, expert des récifs coralliens à l'Université James Cook de Townsville (nord-est), dans l'État du Queensland.

Le blanchissement des coraux est un phénomène de dépérissement qui se traduit par une décoloration. Il est provoqué par la hausse de la température de l'eau, qui entraîne l'expulsion des algues symbiotiques qui donnent au corail sa couleur et ses nutriments.

Les récifs peuvent s'en remettre si l'eau refroidit, mais ils peuvent aussi mourir si le phénomène persiste.

«Nous observons des niveaux énormes de blanchissement dans la portion d'un millier de kilomètres dans le nord de la Grande Barrière», selon M. Hughes.

Il y a une dizaine de jours, le gouvernement australien avait déjà qualifié de «grave» le phénomène en cours dans le nord de la Grande Barrière, tout en disant que le sud était relativement épargné.

Dans un communiqué, M. Hughes a reconnu que le sud de la Grande Barrière avait été préservé à la faveur d'une météo nuageuse qui a permis d'éviter l'élévation de la température.

Mais il a souligné qu'aucun récif de corail du grand nord de la Grande Barrière n'était épargné.

«Le blanchissement est plus grave que lors des épisodes de 2002 ou 1998», a-t-il ajouté.

La Grande Barrière, inscrite au patrimoine de l'humanité depuis 1981, est menacée par le réchauffement climatique, les ruissellements agricoles, le développement économique et la prolifération des acanthasters, étoiles de mer qui détruisent les coraux.

Le site de 345 000 km2 a évité de justesse d'être placé par l'UNESCO sur sa liste des sites en péril. Canberra oeuvre à un plan de préservation sur 35 ans.

Des organisations de protection de la nature ont vu dans le phénomène actuel une des conséquences directes du réchauffement climatique.

«Quand vous regardez ces photos blanches austères (de coraux blanchis), vous avez devant vous le visage du réchauffement climatique», a déclaré Nick Heath, porte-parole de WWF Australie (Fonds mondial pour la nature).

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