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Réunion de scientifiques à Vancouver pour discuter de l'Arctique

Les plus grands spécialistes de l'Arctique seront réunis à Vancouver cette... (Photo d'archives, AP)

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Photo d'archives, AP

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Bob Weber
La Presse Canadienne

Les plus grands spécialistes de l'Arctique seront réunis à Vancouver cette semaine pour discuter d'un éventail de sujets - des populations de caribous au prix élevé des aliments - mais surtout de la problématique qui sous-tend tous ces enjeux, les changements climatiques.

Ross Brown, un chercheur d'Environnement Canada livrera une présentation à la conférence ArcticNet sur les changements profonds que subira l'est de l'Arctique si les conférences internationales telles que celle qui a lieu à Paris actuellement ne permettent pas aux pays de s'entendre pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES).

L'Arctique se réchauffe plus rapidement que presque toute autre région dans le monde, soit environ le double de la moyenne mondiale. Les températures atmosphériques devraient ainsi augmenter d'au moins quatre degrés Celcius d'ici 2050 - et pourraient même grimper jusqu'à huit degrés -  si rien n'est fait.

D'ailleurs, le rythme du réchauffement s'accélère; la plupart des conséquences que la région a ressenties jusqu'à maintenant surviennent depuis 1993.

L'étude de M. Brown souligne les changements importants auxquels fera face l'Arctique si le réchauffement climatique se poursuit à la même vitesse. Le sol sera couvert de neige pendant 30 jours de moins et les précipitations augmenteront de huit à 26 pour cent surtout au printemps et en automne.

Ensuite, les lacs et les rivières seront glacés pendant un mois de moins, et les calottes seront moins épaisses d'environ 30 centimètres. Les glaces de mer pourraient être plus minces de 45 centimètres. Finalement, la saison des glaces pourrait s'écourter de sept semaines et l'Arctique pourrait même vivre un été sans glace entre 2020 et 2040.

Les glaciers fondent plus rapidement maintenant qu'à n'importe quelle période depuis 2000 ans - si vite que les îles de l'Arctique sont les troisièmes plus grandes contributrices à l'augmentation du niveau de la mer dans le monde.

Bien qu'il n'existe pas encore de données concluantes, des résultats préliminaires suggèrent que les tempêtes seront plus fréquentes et plus sévères dans la région. Les cyclones qui longent la côte est de la baie d'Hudson ont déjà augmenté de plus de 15 pour cent.

Par ailleurs, les changements seront expérimentés différemment dans chaque région de l'Arctique, ce qui complique d'autant plus les conclusions.

«Le climat s'opère très localement dans ces vallées et ces fjords où plusieurs communautés sont situées», a expliqué M. Brown. Les modèles climatiques ne couvrent généralement pas plus que 50 kilomètres. Certains climats peuvent toutefois être affectés par des éléments qui couvrent seulement un kilomètre, comme par exemple un canal océanique étroit.

ArcticNet est le plus grand rassemblement de scientifiques étudiant l'Arctique. Plus de 250 présentations orales sont prévues par des experts de plusieurs domaines, allant de l'océanographie à la sociologie.

Toute cette recherche est axée sur le contexte des changements climatiques, dont on ne comprend pas encore toute l'ampleur, selon M. Brown.

«Il y aura certainement des impacts cumulatifs sur notre façon traditionnelle de vivre», a conclu le chercheur.

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