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Des disparités régionales dans l'évolution des températures depuis 2000 ans

L'examen de l'évolution de la température moyenne de la Terre depuis deux... (Photo: AFP)

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Agence France-Presse
Paris

L'examen de l'évolution de la température moyenne de la Terre depuis deux millénaires, continent par continent, montre une tendance globale au refroidissement jusqu'au XIXe siècle, suivi d'un réchauffement, mais aussi de fortes disparités régionales, selon une vaste étude internationale publiée dimanche.

L'objectif de cette étude, parue dans la revue Nature Geoscience, est de mieux comprendre l'évolution passée du climat à l'échelle régionale, voire locale, afin de permettre aux scientifiques d'affiner leurs projections et ainsi de mieux «régionaliser» les impacts possibles du réchauffement.

Quelque 80 chercheurs de 24 pays, réunis dans le projet PAGES (Past Global Changes), ont reconstruit les courbes de températures continent par continent à partir de plus de 500 enregistrements locaux tirés de l'analyse des cernes d'arbres, de grains de pollen fossiles, de coraux ou de carottes de glace.

Pour Hugues Goosse, chercheur au Centre de recherches sur la terre et le climat de l'Université catholique de Louvain (Belgique), il s'agit de la «synthèse la plus complète» sur l'évolution des températures depuis 2.000 ans.

«Il y a des choses communes à toutes les régions du globe - une tendance à long terme au refroidissement jusqu'au XIXe siècle, suivi par un réchauffement sur tous les continents sauf en Antarctique où c'est moins net - mais aussi de fortes variations d'une région à l'autre», indique ce co-auteur de l'étude à l'AFP.

Le rythme du refroidissement, «lent mais global», va de 0,1 à 0,3°C par millénaire selon les régions. Il s'explique, selon les chercheurs, par la «combinaison de facteurs naturels», tels que les variations de l'orbite terrestre, une tendance générale à l'augmentation de l'activité volcanique (les cendres réfléchissant les rayons du soleil) ou des variations de l'activité solaire.

La différence principale entre continents tient «au rythme auquel la température diminue, différent d'une région à l'autre», souligne Hugues Goosse. «On parle à l'échelle de l'Europe de l'optimum climatique médiéval (entre 830 et 1100 environ) où la température était presque aussi élevée qu'au XXe siècle , mais ce n'était pas le cas au même moment en Amérique du Sud», ajoute-t-il.

Comprendre l'origine de ces différences est «important, car on parle souvent du réchauffement global mais ce qui nous intéresse, en tant que citoyen, c'est de connaître l'évolution de la température dans notre région» pour mieux anticiper les impacts, explique le chercheur.

Le réchauffement depuis la fin du XIXe siècle, que la science attribue aux émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine, a donc inversé cette tendance de long terme. Et «la période 1971-2000 est probablement plus chaude que toute autre période de 30 ans pendant les 1.400 dernières années», écrivent les chercheurs.

Cependant, certaines régions, en raison de facteurs naturels, ont déjà connu des épisodes plus chauds: en Europe, par exemple, il a fait probablement plus chaud au Ier siècle qu'à la fin du XXe siècle.

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