Projet Enbridge: des citoyens déçus et inquiets

«Je suis très déçu», a dit Guy Charbonneau,... (PHOTO DAN RIEDLHUBER, ARCHIVES REUTERS)

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«Je suis très déçu», a dit Guy Charbonneau, maire de Sainte-Anne-des-Plaines, municipalité traversée par l'oléoduc d'Enbridge. La société souhaite inverser le flot de son pipeline pour acheminer du pétrole de l'Ouest vers des raffineries du Québec. «Je pensais qu'on nous donnerait de l'information. Il faut plutôt courir après.»

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La séance d'information sur les audiences publiques pour le projet Enbridge, organisée à Montréal, hier soir, a déçu plusieurs citoyens. Au lieu d'une présentation, les citoyens ont dû aller d'un stand à l'autre pour trouver des réponses à leurs questions. Certains sont repartis bredouilles avec l'impression de ne pas avoir obtenu tous les éclaircissements qu'ils désiraient.

«Je suis très déçu», a dit Guy Charbonneau, maire de Sainte-Anne-des-Plaines, municipalité traversée par l'oléoduc d'Enbridge. La société souhaite inverser le flot de son pipeline pour acheminer du pétrole de l'Ouest vers des raffineries du Québec. «Je pensais qu'on nous donnerait de l'information. Il faut plutôt courir après.»

Hier soir, il a tout de même appris qu'avec les réformes à la loi C-38, seules les personnes qui ont un «intérêt direct» dans le projet d'Enbrige pourront participer aux consultations publiques l'été prochain. Maire d'une municipalité de près de 15 000 habitants, M. Charbonneau espère qu'il pourra intervenir pendant les audiences. «Lorsqu'on regarde les mesures d'urgence, le premier qui est responsable et qui va se faire pendre haut et court, c'est le maire. On a des réponses à donner à nos citoyens.»

Katherine Massa, résidante à l'origine d'un regroupement de citoyens dans la région de Rigaud, ignorait aussi qu'il fallait avoir un «intérêt direct» pour se présenter aux audiences. Elle n'a pas réussi à obtenir la garantie, hier, qu'elle pourrait déposer un mémoire. «On a tous des puits artésiens. J'habite personnellement à 4,5 km du pipeline et, s'il y a un déversement, les bassins versants donnent chez nous... C'est troublant. Je pensais que j'aurais accès à ces audiences», a-t-elle dit.

Johanne Garneau, résidante de Montréal, estime que les citoyens vont avoir de la difficulté à exprimer leur point de vue, surtout que les audiences se dérouleront en été, lorsque plusieurs seront en vacances. «Ça ne s'appelle plus des audiences publiques. C'est trop restreint. En plus, il faut être un docteur en génie pour pouvoir s'y présenter. Ça ne représente pas la population.»

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