Changements climatiques: un point de non-retour

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Selon les groupes environnementalistes du Québec, l'état de santé de la planète a atteint un point de non-retour, et les 190 pays réunis au Qatar doivent de toute urgence intervenir pour empêcher un désastre environnemental.

«On veut que les pays s'engagent de façon sérieuse dans la réduction des gaz à effet de serre, mais aussi qu'ils fournissent des ressources financières pour que les pays en voie de développement puissent s'adapter aux impacts du changement climatique», indique Steven Guilbeault, porte-parole d'Équiterre, qui se trouve actuellement à Doha.

M. Guilbeault ajoute qu'un bilan de santé publié par l'Organisation des Nations unies (ONU) il y a quelques semaines fait état de dangers environnementaux jamais vus auparavant. «Les efforts faits présentement sont largement insuffisants pour atteindre les objectifs que les pays s'étaient fixés à Copenhague.» Un réchauffement planétaire de 2 degrés Celsius avait été alors prédit, mais plusieurs études stipulent que la Terre se dirige plutôt vers une hausse de 4 degrés. «Il s'agit donc de deux fois plus que l'objectif fixé», déplore le représentant d'Équiterre.

Pour sa part, Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie à Greenpeace, explique que le retrait du Canada du protocole de Kyoto, l'année dernière, a été un coup dur, mais qu'il ne s'agit que d'un exemple parmi d'autres de la mauvaise volonté du gouvernement Harper. «Le Canada est rendu insignifiant sur la scène internationale, alors qu'on avait une influence dans le passé, dit-il. On est clairement isolés, désignés comme étant problématique, comme nuisant aux négociations internationales.»

Lorsque le protocole de Kyoto a été signé, en 1997, l'objectif était de diminuer considérablement les émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990. Au Canada, l'effet contraire s'est produit: toujours selon une étude de l'ONU, une hausse de 17% des émissions de CO2 y a été enregistrée depuis 1990.

Un triste constat, rappelle Steven Guilbeault, lorsqu'on compare le pays au Royaume-Uni, qui a réduit ses émissions de 23% pendant la même période. «La première période d'engagement du protocole de Kyoto prend fin le 31 décembre 2012. Il doit absolument être suivi d'une entente constructive pour la période 2013-2020, sans quoi les conséquences seraient désastreuses.»

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