Pédaler contre le pétrole provenant des sables bitumineux

Les cyclistes protestent contre le projet de pipeline... (Photo: André Pichette, La Presse)

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Les cyclistes protestent contre le projet de pipeline devant apporter chaque jour 200 000 barils de pétrole provenant des sables bitumineux de l'Alberta.

Photo: André Pichette, La Presse

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Une cinquantaine de personnes ont entamé ce matin une randonnée d'une quinzaine de kilomètres à vélo afin de protester contre un projet de traitement, dans l'est de Montréal, du pétrole provenant des sables bitumineux de l'Alberta.

Rassemblés au Carré Dominion, angle Peel et René-Lévesque, les protestataires ont quitté le centre-ville en direction de la raffinerie de Petro-Canada/Suncor située dans l'est de l'île. Là-bas, ils entendaient déployer une énorme bannière interpellant citoyens et politiciens à s'opposer au projet.

«Nous devons faire ce geste pour la santé de tous», a lancé Pierre-Olivier Parent, un porte-parole du groupe Climate Justice Montréal qui est à l'origine de l'événement orchestré dans le cadre de la Journée internationale d'action «Fossil Fools».

Le projet Trailbreaker de la compagnie Enbridge a pour but d'inverser le flux dans le pipeline Montréal-Portland (Maine) afin d'acheminer vers Montréal 200 000 barils de pétrole provenant des sables bitumineux de l'Alberta. Le pétrole serait traité à Montréal, à raison de 40 000 barils par jour, pour ensuite être envoyé vers Portland où il serait chargé pour exportation. Vieux de plus de 50 ans, le pipeline a toujours servi à l'envoi vers Montréal de pétrole arrivant d'outre-mer.

Pour Pierre-Olivier Parent, les risques de fuites sont importants car ce pipeline a de l'âge. De plus, ce pétrole albertain est visqueux et contient de nombreux contaminants, estime le groupe. Selon les opposants, le pétrole albertain est responsable de bien des maux: destruction de forêts, empoisonnement des rivières, gaspillage d'eau potable, etc.

Il y a une semaine, le Bloc québécois et le Parti québécois ont aussi soulevé des bémols et ont réclamé la tenue d'audiences publiques. D'autres politiciens, incluant des maires de municipalités québécoises, ont exprimé des réserves. L'entreprise vante quant à elle ses normes environnementales.

Le projet nécessite entre autres la construction d'une station de pompage sur un terrain de trois hectares dans la région de Dunham. Une situation qui suscite l'ironie de M. Parent. «Là-bas, c'est la route des vins, pas la route du pétrole», a-t-il lancé juste avant de donner le signal du départ de la randonnée.




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