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La survie du seul groupe québécois de recherche sur le climat menacée

René Laprise, directeur de l'ESCER de l'UQAM est... (Photo: Robert Mailloux, archives La Presse)

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René Laprise, directeur de l'ESCER de l'UQAM est le seul Québécois qui a eu le privilège de participer, à titre d'auteur principal, au dernier rapport du GIEC.

Photo: Robert Mailloux, archives La Presse

L'incertitude qui plane au-dessus de la Fondation canadienne de recherche sur le climat menace l'existence même du seul groupe universitaire québécois versé en projections climatiques.

Financé à 75% par le gouvernement fédéral, le Centre pour l'étude et la simulation du climat à l'échelle régionale (ESCER) de l'UQAM pourrait en effet devoir fermer ses portes si la FCSCA ne survit pas au-delà de 2012.

 

Surtout que les appels à l'aide lancés au gouvernement Charest, à qui l'on a demandé «une action immédiate», ont obtenu une fin de non recevoir.

Or ceci constituerait une perte considérable pour le Québec, selon le directeur du Centre, René Laprise. En plus d'être la seule équipe de recherche en modélisation climatique de la province, l'ESCER a une excellente réputation internationale. En témoigne l'invitation faite au Dr Laprise, seul Québécois ayant eu ce privilège, de participer à titre d'auteur principal au dernier rapport du GIEC, le groupe de recherche international sur le climat ayant remporté le prix Nobel de la Paix il y a deux ans.

Dans ce contexte, M. Laprise a envoyé une lettre au premier ministre Jean Charest, en octobre dernier, l'exhortant de combler l'éventuel retrait financier d'Ottawa. «Tous les efforts investis depuis près de deux décennies dans la formation d'une expertise québécoise en modélisation du climat régional risquent de s'évanouir à cause d'un retrait abrupt du fédéral», se désole-t-il.

Le Dr Laprise demande plus spécifiquement au gouvernement de mieux soutenir la recherche universitaire, actuellement aux prises avec «de trop nombreuses restrictions et contraintes». Il souhaite aussi que l'ESCER puisse toucher un million de dollars annuellement afin d'assurer sa survie.

M. Laprise ajoute qu'«il serait irresponsable de laisser au fédéral l'entière responsabilité d'assurer la fondation de l'édifice climatique au Québec».

Le cabinet du premier ministre Charest n'a pas rappelé La Presse. Quant au ministère du Développement économique et de l'Innovation, responsable du financement de la recherche, il se dit incapable de prendre le relais financier d'Ottawa en matière de recherche sur le climat.

«À la suite d'un retrait du fédéral, jamais le Québec pourrait à lui seul combler ce vide financier», a précisé le porte-parole du cabinet du ministre Clément Gignac, Éric Prud'homme.

On ajoute que le gouvernement en fait déjà beaucoup pour le consortium scientifique Ouranos, qui lui aussi s'intéresse aux changements climatiques. Mais pour le Dr Laprise, aussi important soit Ouranos, il ne s'intéresse qu'à trois domaines: l'impact, les projections de changements climatiques et l'adaptation au réchauffement planétaire.

«Or les projections nécessitent des outils performants, à la fine pointe des avancées scientifiques, ajoute-t-il. De plus, la formation de personnel hautement qualifiés est de responsabilité universitaire.»

 

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