Jean-Jacques Beineix défend la liberté de création

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Agence France-Presse
Paris

Le cinéaste Jean-Jacques Beineix a le sentiment que «la liberté de créer est bafouée, aujourd'hui» en France, prenant l'exemple de la récente interdiction par la justice du film Love de Gaspar Noé aux moins de 18 ans, contre l'avis de la commission de classification.

«J'ai l'impression que la liberté de créer est bafouée, aujourd'hui. L'affaire de la classification du film de Gaspar Noé est pour moi très éloquente (...) La politique est médiocre, la lâcheté, le manque de cohésion, l'abandon de certaines valeurs, la réticence à partager, tout cela n'est pas réjouissant et l'impunité a atteint des niveaux scandaleux», estime Jean-Jacques Beineix, dans un entretien accordé mercredi au Figaro.

La ministre de la Culture a décidé d'introduire un recours devant le Conseil d'État pour contester la décision du tribunal administratif interdisant Love aux moins de 18 ans. La commission nationale de classification des oeuvres avait recommandé une simple interdiction aux moins de 16 ans, un avis suivi par Fleur Pellerin.

La justice avait été saisie par l'association Promouvoir, une organisation qui vise «la promotion des valeurs judéo-chrétiennes dans tous les domaines de la vie sociale».

«Je n'ai pas renoncé au cinéma», a assuré par ailleurs le réalisateur de 37°2 le matin qui n'a pas tourné depuis 2001.

«Dès mon deuxième film, La Lune dans le caniveau, la critique m'a assassiné. Cela a été un traumatisme dont l'onde s'est longtemps propagée. Le public m'a suivi sur 37°2 le matin et je n'ai pas l'intention de renier mon travail», confie M. Beineix.

«Mortel transfert (2001) m'a complètement ruiné. J'ai mis des années à rembourser les banques mais le cinéma n'est pas derrière moi», ajoute le réalisateur. «Je continue de produire les films des autres. Je m'engage, je me bats pour les autres et c'est tout aussi intéressant que de développer ses propres histoires.»

Jean-Jacques Beineix a mis en scène un spectacle musical actuellement à l'affiche du théâtre du Lucernaire à Paris, jusqu'au 18 octobre, Kiki de Montparnasse, l'histoire d'une reine parisienne des années 30, muse et amante d'artistes célèbres.

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