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Donald Sutherland dénonce l'abolition du droit de vote pour les expatriés canadiens

L'acteur Donald Sutherland... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE/AP)

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L'acteur Donald Sutherland

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La Presse Canadienne
TORONTO

L'acteur Donald Sutherland joint sa très célèbre voix à celles de citoyens canadiens qui ont perdu leur droit de vote parce qu'ils ne résident pas à plein temps au pays depuis cinq ans - une mesure adoptée il y a quelques années par le gouvernement conservateur.

Dans une lettre ouverte publiée mardi par le quotidien Globe and Mail, Donald Sutherland, né il y a 80 ans à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, s'en prend vigoureusement à cette nouvelle politique - mais aussi au gouvernement de Stephen Harper en général.

L'acteur écrit que lui et sa femme, Francine Racette, sont Canadiens, qu'ils ne détiennent qu'un seul passeport, le canadien, et qu'ils vivent le plus souvent possible dans leur maison familiale, au Canada. Donald Sutherland rappelle aussi qu'il a été fait officier de l'Ordre du Canada en 1978, qu'il a reçu il y a longtemps un prix du Gouverneur général, que son nom figure sur l'«Allée des célébrités canadiennes» à Toronto, et que même son sens de l'humour est typiquement canadien.

Pourtant, l'acteur ne peut pas voter aux élections canadiennes, contrairement aux Américains vivant à l'étranger, écrit-il.

Plus tôt ce mois-ci, la Cour d'appel de l'Ontario a infirmé un jugement de première instance qui avait invalidé, l'an dernier, en vertu de la Charte des droits, les nouvelles dispositions de la Loi électorale du Canada entrées en vigueur en 1993.

Dans une décision - partagée 2-1, toutefois -, le plus haut tribunal de l'Ontario a estimé que le «contrat social» qui lie les Canadiens à leurs institutions prévoit que le citoyen peut se prononcer périodiquement sur les lois qui le gouvernent. Or, si l'on accorde le droit de vote à tous les citoyens canadiens qui ne résident pas au pays, on confère à ces expatriés un droit de regard sur des lois qui ne les touchent pas directement au quotidien, ont estimé deux des trois juges de la Cour d'appel.

Dans sa lettre ouverte, Donald Sutherland, qui travaille surtout aux États-Unis, soutient qu'il a toujours refusé de demander la double citoyenneté canado-américaine, parce qu'il est Canadien, point.

«Mais je suis un expatrié, et le gouvernement Harper empêche les expatriés de participer aux élections canadiennes», écrit-il.

«Avez-vous lu l'éditorial dans Le Monde?, poursuit l'acteur. Une pleine page qui décrit comment le Canada n'est plus ce qu'il a déjà été (...) Et ce nouveau «Canada', ce gouvernement canadien qui a pris la place du vrai Canada, a furieusement adopté une loi qui retire le droit de vote aux citoyens canadiens de par le monde.»

«Pourquoi ? Est-ce parce qu'ils ont peur que nous votions pour le retour d'un gouvernement qui représentera à nouveau les valeurs qui faisaient l'envie du monde entier? Peut-être», conclut Donald Sutherland, dont le billet suscitait mardi beaucoup de réactions sur le site du Globe and Mail et dans les médias sociaux.

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