Rafaël Ouellet et Finissant(e)s: deux générations, les mêmes enjeux

Le cinéaste Rafaël Ouellet signe Finissant(e)s, un docu-fiction... (Photo: fournie par Estfilmindustri)

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Le cinéaste Rafaël Ouellet signe Finissant(e)s, un docu-fiction tourné dans sa ville natale, Dégelis. De son propre aveu, il s'agit de son film le plus autobiographique.

Photo: fournie par Estfilmindustri

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À la veille d'entamer son prochain long métrage, intitulé Gurov et Anna, Rafaël Ouellet fait un saut aux Rendez-vous du cinéma québécois avec son film Finissant(e)s.

À mi-chemin entre documentaire et fiction, ce film indépendant dans lequel on retrouve la comédienne Carla Turcotte (Amsterdam, Sarah préfère la course, Tactik) a été tourné à Dégelis, ville natale de Rafaël Ouellet.

Le cinéaste se penche sur le dernier été des finissants de l'école secondaire du coin. Près de 20 ans après son propre passage au même endroit, il fait le constat que les enjeux chez les jeunes de 17 ans restent les mêmes.

Qu'est-ce qui vous a fasciné dans cette période charnière d'une vie pour en faire un film?

J'avais d'abord envie, de façon bien égoïste, de voir si les choses avaient beaucoup changé en 20 ans... Les inquiétudes, les rêves, l'ouverture sur le monde, les relations interpersonnelles, le quotidien. J'avais découvert un paquet de jeunes intéressants et doués lors du tournage de mon film Derrière moi et ils m'ont ramené à cette période de ma vie.

Comme tous vos films ont été faits jusqu'à maintenant à Dégelis, doit-on inscrire celui-ci dans la continuité?

Absolument. Même que, sans le vouloir, Finissant(e)s est devenu mon film le plus autobiographique, puisque les choses n'ont pas changé tant que ça en 18 ans... sauf quelques exceptions (moins de sport, plus de travail, plus de voitures). Avoir 17 ans comportera toujours les mêmes enjeux. Donc, pour moi, le tournage de mes cinq films dans mon village aura été une façon de peaufiner mon travail tout en découvrant (ou redécouvrant) d'où je viens.

Avez-vous vous-même fait ce passage à l'école secondaire du coin? Comment cela s'est-il passé?

Oui. J'ai eu un secondaire assez facile. Mon choix de programme pour le cégep s'est imposé de lui-même et j'étais bien encadré par ma famille. Ma seule inquiétude cet été-là, mon seul malaise, était de m'éloigner de ma blonde de l'époque. Mais j'ai eu un secondaire 5 très rempli, j'étais engagé dans tout et je pratiquais tous les sports. C'est un beau souvenir.

Contrairement à d'autres films sur les jeunes de cinquième secondaire, vous avez ajouté une touche de fiction, très dramatique, à l'oeuvre. Pourquoi?

J'ai rapidement senti que je n'avais pas la matière pour en faire un film anthropologique. Je ne me fais pas beaucoup confiance comme documentariste. Donc, cette idée de mélanger fiction et documentaire est devenue très stimulante. J'avais envie de faire un film où le spectateur se demande ce qu'il regarde. Et l'idée des tragédies routières du film vient du fait que mon village est traversé par la route la plus meurtrière du Québec (la 185). Cela a marqué mon adolescence... on y a perdu beaucoup d'ami(e)s.

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Finissant (e) s, ce soir, 17h30, pavillon Judith-Jasmin.




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