Regard éclairé sur le monde aux RIDM

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Josée Lapointe

Les Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) fêtent leurs 20 ans cette année. À l'occasion de cette présentation anniversaire, 142 films en provenance de 47 pays seront projetés du 9 au 19 novembre. Voici un petit parcours dans une programmation riche en découvertes, qui permet de jeter un regard plus éclairé sur le monde dans lequel nous vivons.

Film d'ouverture

La cinéaste québécoise Céline Baril (La théorie du tout, Du pic au coeur) a l'honneur d'ouvrir les RIDM avec son nouveau film, 24 Davids. Présenté comme un «road movie de la pensée», le film donne la parole à 24 protagonistes vivant sur trois continents, tous prénommés David, et offre une réflexion profonde sur l'état du monde. En clôture, on change complètement d'univers avec The Prince of Nothingwood, de Sonia Kronlund, qui fait le portrait de l'exubérant réalisateur et comédien Salim Shaheen, roi afghan du film de série Z.

Moyen-Orient

De nombreux films portant sur les enjeux du Moyen-Orient sont présentés dans les diverses catégories, et dans tous les registres. Par exemple, Taste of Cement décrit la vie des travailleurs migrants syriens à Beyrouth, alors que Room for a Man est le récit autobiographique d'un jeune homosexuel libanais aux prises avec sa famille conservatrice. Parmi les autres titres, notons Nowhere to Hide, l'histoire d'un père de famille sans histoire de Jalawla, ville tranquille du centre de l'Irak, qui assiste sur une période de cinq ans, caméra à la main, à la désintégration de son monde.

États-Unis

On ne s'étonne pas outre mesure que les États-Unis se retrouvent sous la loupe de plusieurs documentaristes. The Reagan Show relate, à partir d'images d'archives, les débuts de la politique-spectacle. Dans Did You Wonder Who Fired the Gun, le réalisateur Travis Wilkerson enquête sur son grand-père, qui a assassiné un homme noir en 1946, en Alabama. Un voyage douloureux au pays du racisme, qui parle d'hier et d'aujourd'hui. Deux oeuvres, Destierros et El mar la mar, relatent le destin des migrants sud-américains aux États-Unis, alors que Rat Film analyse les inégalités sociales dans la ville de Baltimore.

The Reagan Show... (Photo fournie par les RIDM) - image 2.0

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The Reagan Show

Photo fournie par les RIDM

Récits personnels

On le sait depuis longtemps, l'intime ouvre en général sur l'universel. Un grand nombre de cinéastes parlent d'eux ou de personnes qui leur sont proches pendant ce festival, et parleront de ce fait même un peu de notre vie et de notre histoire. Serge Giguère, par exemple, se souvient dans Les lettres de ma mère de celle qui a mis au monde 16 enfants dans le Québec de la grande noirceur. De son côté, Kalina Bertin parle de son père gourou dans Manic, alors que Taming the Horse est le portrait de l'ami d'enfance du réalisateur chinois Tao Gu et In the Waves, de Jacquelyn Wills, est celui de sa grand-mère. La Québécoise d'origine slovaque Zuzana Zalinova, quant à elle, fait son autoportrait ainsi que celui d'autres femmes immigrantes dans Edith & moi.

Enfance

Filmer la jeunesse permet d'aborder toutes sortes de sujets sous un autre angle. Cette année, les enfants nous feront suivre un fil qui va d'un camp de réfugiés syriens en Jordanie (Zaatari Djinn) jusqu'à la côte nord de la Norvège (Tongue Cutters), où on découvre la vie des jeunes coupeurs de langues de morue. Deux films s'intéressent à l'enfance malmenée: Maman Colonelle, l'histoire d'une exceptionnelle policière congolaise chargée de la protection de l'enfance, et DPJ, du Québécois Guillaume Sylvestre, qui nous montre le fonctionnement de cette organisation de l'intérieur. Quant à Bagages, il dresse le portrait de jeunes immigrants qui fréquentent l'école secondaire Paul-Gérin-Lajoie d'Outremont.

Projections gratuites

Pour leur 20e anniversaire, les RIDM offrent un beau cadeau aux cinéphiles en présentant une projection gratuite par jour. Pendant neuf jours, dans neuf lieux différents, on pourra voir des films qui ont marqué le festival au cours des années. La sélection va de Bacon, le film d'Hugo Latulippe (2001) à Leviathan de Lucien Castaing-Taylor et Véréna Paravel (2012). Par ailleurs, le festival présente de nombreux autres événements spéciaux, rétrospectives, laboratoires expérimentaux ou rencontres professionnelles.




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